Le Cyclope

L’autre jour je publiais Pause épistolaire, un blog évoquant mon projet de livre sur la vie d’un borgne avec tout ce que ça sous-entend de joies, de satisfactions, mais aussi de contraintes, de stress et de peines !

Que pensez vous d’un titre inspiré par l’écrivain finlandais Arto Paasilinna:

LE CYCLOPE QUI CROYAIT AVOIR DEUX YEUX!

L’aventure littéraire rencontre déjà de l’intérêt dans les milieux de l’édition. Affaire à suivre… mais pour l’heure nous partons pour la Cantabria et les Pyrénées à la recherche de la fraîcheur.

A ceux qui ont été baptisés par Don Alberto, le curé de Maranello, qui ont fait leurs études à Zuffenhausen, ont été sevrés au Castrol ‘R’, se parfument au sans plomb 110 octanes, ont les arbres à came en tête et respirent grâce au ‘commun rail’ j’avais promis la publication en primeur de quelques « bonnes feuilles ». Vous avez peut-être déjà lu sur mon blog « Et si Facebook disparaissait »  une autre publication originale sous le titre Je tiens parole.

Voici un chapitre d’une vie de borgne passionné pour les voitures des années 60/70 :

Parole d’autodidacte pour situer l’auteur !
Je n’ai pas fait d’études, un choix totalement assumé ! Mais la passion pour ma langue maternelle et la volonté d’y ajouter 4 langues étrangères sans ‘avouer’ un peu de Schwytzerdütsch m’ont permis de rencontrer et de côtoyer quelques personnages fameux, même que certains m’avaient accordé leur amitié:
Peter Ustinov, Salvador Dali
Juan Manuel Fangio, Giacomo Agostini et Mike Hailwood
Jean-Claude Killy, Jacques Brel, Steve McQueen, Yves Montand
Les réalisateurs américains John Frankenheimer et John Sturges
David Douglas Duncan, l’immense photographe de guerre américain qui vient de décéder à 102 ans
Ça te fout la niaque, la pêche, même la super pêche pour reprendre l’expression de l’ancien maire de Bordeaux en campagne présidentielle.
Rencontrer des gens connus et me passionner pour l’automobile des années 60-70, m’a permis de conduire des voitures prestigieuses, exceptionnelles, voire uniques… avec un seul œil !
Lamborghini Miura, Ferrari Daytona ‘aluminium’  de 440 CV, AC Cobra 7 litres, Dino Ferrari, Lamborghini Marzal, pièce unique maintenant dans un musée privé, Citroën Maserati, Martini Formule 3, Fiat Abarth 2000 OT… certaines devenues des pièces de collection valant des millions d’euros, les spécialistes apprécieront !
Mon investissement dans le monde de l’automobile a permis au borgne de piloter sur des circuits, parfois aussi conduit par des ‘pointures’ de la course automobile. Vous connaissez certains des pilotes de Formule1 qui m’ont emmené en voiture :
Juan Manuel Fangio (C’était chez lui, à Buenos Aires)
Jacky Ickx (sur l’ancien Nürburgring de 22.8 km) Il est vrai que je l’ai aussi emmené dans ma voiture à Villars dans le bassin lémanique !
Phil Hill Champion du monde 1961 (sur l’anneau de vitesse de Monza)
Michael Parkes, pilote de Formule 1 chez Ferrari qui m’a fait faire 3 tours du circuit de Monza avec la Ferrari 512 F
Johnny Servoz-Gavin pour un retour de Monza à Genève mémorable mais pas racontable !
Mais aussi
Jean Guichet vainqueur des 24 Heures du Mans 1964
Vic Elford vainqueur du Rallye de Monte Carlo 1968
Sandro Munari 4 fois vainqueur du ‘Monte’
Ove Andersson vainqueur du ‘Monte’, directeur de Toyota Formule 1
Timo Mäkinen pour quelques tours du circuit de Monthoux prés d’Annemasse avec une BMC Cooper S et Erik Carlsson avec une Saab Sonett Coupé en première mondiale lors du Salon de l’Auto de Genève 1966.
Quittons ce chapitre avant qu’on m’accuse de sacrifier au culte de la personnalité. Le but était de faire connaissance avec le ‘personnage principal’ de cette histoire. Il est temps de passer à quelques réalités moins prestigieuses, moins gratifiantes, mais pourtant réelles et vécues en nous plongeant dans la réalité d’une vie de borgne !

Pause épistolaire !

Pour mes lecteurs (-trices) qui s’étonneraient de mon peu d’interventions ces derniers temps voici une justification dont j’ai déjà parlé dans mon autre blog : Et si Facebook disparaissait. Oui, je sais que la plupart d’entre vous suit aussi les chroniques d’Akimismo ! Merci à toutes et tous. Pour les purs et durs de mon blog automobile, ceux qui ont été baptisés à Maranello, sevrés au Castrol R et qui respirent grâce au ‘commun rail’,  sachez que je n’ai pas été totalement inactif puisqu’arrivé à un âge qu’on dit avancé, prenant conscience de l’incroyable trajectoire de ma vie tumultueuse, originale, déjantée mais gratifiante, sportive, amoureuse… je vous le disais : pleine de risques (!)

le tout avec un seul œil

j’ai décidé de partager mes expériences par la rédaction de ce qui pourrait devenir un livre pour parler de la vie d’un borgne. Je pense à un titre dans le style du truculent écrivain finlandais Arto Paasilinna du genre :

LE CYCLOPE QUI CROYAIT AVOIR DEUX YEUX

Je disserte sur une pathologie (n’ayons pas peur des mots !) intéressant ceux qui me ressemblent mais aussi les professionnels de l’ophtalmologie et pourquoi pas tous les paumés en déshérence qui se posent des questions pour leur avenir. Bon, j’avoue que je suis aussi à la recherche d’un éditeur disposé à s’engager avec moi pour ma première… et probablement dernière expérience littéraire. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de ce challenge et publierai parfois quelques ‘bonnes feuilles’ de mon manuscrit.

Vous pouvez me joindre à la rubrique contact de ce blog mais aussi, plus discrètement, par courriel à :                               

akimisblog41@gmail.com

P.S. Je n’ai pas besoin d’argent et cette démarche n’a rien à voir avec une quelconque demande de fonds. Je le précise au vu des douteuses collectes qui circulent sur le ‘net’.

P.S. 2 Dans quelques jours je publierai les premières ‘bonnes feuilles’ de mon manuscrit avec un extrait qui parle d’automobiles. Vous êtes contents ?

P.S. 3 Un grand merci à mes amis du groupe Maseratitude qui me suivent et me soutiennent dans mon projet littéraire !

P.S. 4  Pour les futures longues soirées d’hiver (Je dis ça car il fait en ce moment 39° chez nous et ça va encore monter !) j’ai en préparation quelques textes originaux sur l’automobile des années 60/70. Ce n’est donc pas le moment de vous désabonner ! Merci de votre patience.

P.S. 5  Je vais rester au frais devant la télévision jusqu’à la fin du Tour de France (La bicyclette de course est une autre passion de toute ma vie !) puis départ pour la Cantabria et les Pyrénées en camping-car pour goûter à la fraîcheur. Il sera alors temps de programmer mon voyage en Suisse en octobre pour vendre mon projet. Je vous en reparlerai…

Niki Lauda

Première question l’autre jour à l’heure du café : « Alors, tu as appris le décès de Niki Lauda? » Bien sûr, avec beaucoup de tristesse mais aussi de respect pour un monstre de courage, de volonté, de hargne au boulot, que ce soit au volant d’une F1 ou de ses avions. 

Si t’avais vu la tête de mes interlocuteurs quand je leur disais que je ne l’avais jamais rencontré ni vu courir !

Quoi ? Mais il était de ton époque. Vous aviez presque le même âge non ? Bin non!

Il a débuté en Formule 1 en 1972… l’année où je terminais ma carrière de journaliste free lance, rédacteur de l’Année Automobile, co-responsable aux Relations publiques de Goodyear European Racing et enfin directeur sportif de la Scuderia Filipinetti !

 C’est donc avéré que je n’ai pas connu Niki Lauda le pilote.

 J’ai pourtant été un ‘fan’ de ce personnage en suivant ses performances à la télévision. Ah ! La chance d’avoir appris l’allemand pendant sept années ce qui me permet de suivre les Grand Prix sur RTL, une chaîne allemande. Au passage, sans animosité, pas de comparaison possible avec la télévision française car on ne compare pas le professionnalisme ‘teuton’ avec la nullité des étranges lucarnes hexagonales! Avec les journalistes Florian König, Heiko Wasser, Kai Ebel, Christian Danner (47 GP en F1), Niki Lauda ‘faisait la paire’ au micro. Quel personnage ! Rarement d’accord avec le politiquement correct, il avait une langue acérée. Ses prises de position n’avaient rien à voir avec la complaisance, l’establishment et la pensée unique. J’entends encore ses coups de gueule, avec un accent autrichien à couper au couteau en allemand mais aussi en anglais ! Pour mes amis linguistes Lauda disait « Rèèfen » pour les pneus. Il ne pouvait pas renier ses origines viennoises.

Pour les derniers GP de 2018 et les premiers de cette année RTL a fait appel à des spécialistes pour le remplacer (Au fait était-il remplaçable ?) les anciens pilotes de F1 Timo Glock et Nico Rosberg qui sont compétents, savent de quoi ils parlent mais j’aurai tout de même de la peine à oublier le triple champion du monde!

Adieu Monsieur Lauda !    

 

Faut-il interdire les essais de voiture autonome? (Chapitre II)

Le 25 mars 2018 j’ai publié un article sur les voitures autonomes dont je vous rappelle quelques éléments abrégés. Avec mes amicales excuses à ceux qui l’ont déjà lu. Ils peuvent passer directement à ma conclusion, faite d’éléments nouveaux dont on peut dire, pour le moins, qu’ils sont édifiants!

 

Résumé de mon blog du 23.03.2018

Une femme a été renversée en Arizona par une voiture autonome en cours d’essais. Elle est décédée.  De quoi se poser des questions, mêmes celles auxquelles nos compétences techniques n’entendent rien. Alors faut-il tout remettre en question ?  

Je dis non… mais !

3000000017369_WIDESCREEN.jpgQue l’on accepte ou non l’idée de la voiture autonome, à l’avenir il faudra de toutes façons envisager un changement radical de la manière de considérer les transports routiers individuels. Et il reste du boulot !

Uber a obtenu toutes les autorisations, sous condition que les voitures expérimentales soient sous contrôle humain à bordOn parle de chauffeur passif.

Les vidéos de la malheureuse ‘cycliste à pied’ tuée, rendues publiques par la police, donnent quelques pistes pour ‘faire mieux‘ : Par exemple la ‘vigilante’ au volant, sensée reprendre les commandes en cas de défaillance de l’électronique, payée pour ce job, j’espère à hauteur de ses responsabilités, ne donne pas l’impression d’être « à son affaire », yeux mi-clos, regard vers le bas, l’apologie de la somnolence !

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La malheureuse « conductrice passive » au travail!

Son attitude pose une question plus large : à quoi servent ces « conducteurs de secours » lors des tests de voitures autonomes ? 

CONCLUSION ET FAITS NOUVEAUX

Accrochez-vous car ce n’est pas triste!

Je terminais mon blog en disant qu’il ne faut pas incriminer la voiture autonome mais bien les lacunes de la formation des « assistants de conduite ». C’est la vraie  faiblesse de l’histoire, ce que confirment les dernières informations :

Tant la conductrice passive (On dit conductrice de sécurité… sécurité mon cul !) que la victime avaient un très large passé délicteux et carcéral derrière elles mais les autorités de l’Arizona ont donné toutes les facilités pour que des ‘braves gens’ puissent se réinsérer dans une existence normale !  Elaine Herzenberg la cycliste tuée en traversant une autoroute à quatre voies avait de bonnes raisons d’être pressée : Avec un lourd passé de délits en relation avec la drogue elle rejoignait un camp de sans abris. Il devait y avoir urgence (!) car l’état de manque oblige souvent à prendre le chemin le plus court, même de traverser à pied une ‘highway’ à grande circulation, de nuit pour atteindre le Nirvana. Elle au moins l’aura atteint un peu plus tôt…

Quant à la conductrice passive ( très passive dirais-je ),  Rafaela Vásquez, elle avait obtenu ce job malgré un passé judiciaire loin de celui d’une enfant de chœur : Elle sortait de 5 ans de prison pour vol à mains armées (Oui à mains armées, vous aviez bien lu !). Rien d’étonnant car nous sommes aux USA et le Gouverneur d’Arzona a ‘tweeté’ qu’il était fier de permette à Uber de donner une seconde chance aux ex-prisionniers !

Force est de revenir au professionnalisme et à la responsabilisation de ceux chargés de mettre au point ce qui sera inéluctablement la technique de l’avenir, qu’on le veuille ou non! Ce n’est pas une activité pour des incapables.

Pensez-vous que la ‘grassouillette somnolente’ en charge de reprendre les commandes de la voiture autonome en cas de pépin était assez concentrée et attentive pour éviter le drame ?

Restez encore un peu. Ce n’est pas fini ! L’enquête a été très minutieuse, les ‘boîtes noires’ de la voiture analysées, les vidéos vues et revues. Rafaela Vásquez a sorti son téléphone mobile alors qu’elle avait l’obligation de maintenir en permanence ses deux mains sur le volant. Comme on la voit regarder de manière prolongée le tableau de bord ou elle avait déposé son ‘smart’ les enquêteurs ont demandé aux compagnies Netflix, Hulu et You Tube de leur fournir l’historique de la conductrice.

On sait maintenant qu’elle regardait The Voice !

What else ?

 

 

Maserati Birdcage (Suite et fin)

Pour ceux qui « auraient manqué le début » ce texte est le troisième volet d’un triptyque consacré à une voiture mythique des années 50 – 60 la Maserati Tipo 61, appelée Birdcage (Cage à oiseaux) pour son châssis en micros tubes que les mécaniciens de la marque au trident avaient surnommé ‘Spaghetti’ ! 20151210134123-JAN1Relisez mes blogs des 16 décembre 2018 et 11 janvier 2019 !

Stirling Moss au volant de la Birdcage aux 1000 km du Nürburgring 1960 qu’il va remporter avec Lucky Casner, Piero Taruffi et Dan Gurney

 

Je vous avais annoncé une surprise amusante. Donc commençons dans la bonne humeur nostalgique avec ‘Pierrot La Tendresse’ en 1971 dans Ouvrez la cage aux oiseaux.

 

 

Pour ceux qui attendaient des vilebrequins, des arbres à cames (Non un arbre à came n’est pas un ‘arbre à haschich’, non mais !) et des carburateurs double corps je vous console avec un lien « vroum vroum » sur la Birdcage de 1959. Ça dure plus de 9 minutes mais les passionnés ne le regretteront pas! Plus loin j’ajouterai quelques commentaires pour vous situer l’action. A+

La voiture appartient à Nick Mason le batteur multimillionnaire de Pink Floyd, qui a participé 5 fois aux 24 Heures du Mans, possède une collection incroyable de plus de 40 voitures prestigieuses et rares, dont une Ferrari GTO, les connaisseurs apprécieront, un circuit privé en Angleterre et même… un beau-fils : le très moyen pilote Marino Franchetti qui s’exprime dans un anglais fleurant bon ses origines ‘ritales’ mais qui a surtout la chance de faire joujou de manière très agressive avec une pièce de collection qui vaut près de 4 millions d’euros. A noter que son beau-papa serait bien mal placé pour lui donner des conseils de prudence, lui qui à Goodwood, vient de ‘crasher’ sa McLaren F1 GTR version route de 1995, une pièce rare avec un V12 BMW de 600 CV qui vaudrait plus de 10 millions de dollars ! 

Quelle famille…

Mais revenons à nos divertissements pour dire un au revoir joyeux à notre Maserati Birdcage. Regardez ce dessin :

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Vous pensez : Mais c’est Gaston Lagaffe dessiné par Franquin pour le Journal de Spirou !

Bin vous avez ‘tout faux’. Pour dessiner ‘Gaston’, Franquin avait un ‘bras droit’ : Jidéhem fameux dessinateur spécialiste de l’automobile, principalement des ‘éclatés’ avec mise à nu des châssis. Avec la Birdcage il était servi !

Voir ce gaffeur de Gaston sous sa signature n’a donc rien d’un plagiat. Pour les fans de la ‘ligne claire’ des maîtres Hergé, Franquin, Tilleux, Roba, Greg, j’en oublie ! voici une anecdote qui n’a rien à voir avec la bagnole mais je vous avais promis de vous divertir et assume cette digression : Jidéhem (acronyme de JdM) de son vrai nom Jean De Mesmaeker a donné l’idée à Franquin d’utiliser son patronyme pour le fameux ‘Monsieur de Mesmaeker’ celui dont la signature des contrats échoue toujours à cause des inventions diaboliques du pitre Gaston !demesmaeker

 

 

 

Pour ce troisième (et dernier, snif !) volet de mon triptique consacré à la Maserati Birdcage voici un clin d’œil aux amateurs de modèles réduits. Ces reproductions sont de véritables œuvres d’art qui, photographiées sous un certain angle, laissent perplexe. Difficile de reconnaître la copie de la vraie voiture ! Admirez :

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La vraie!
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La Steamliner modèle réduit

 

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 Le modèle réduit de SCM, puis le vrai châssis multitubulaire au Musée Bonfanti de Bassano del Grappa (Un nom qui interpelle… mais avec modération!)

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A gauche le modèle réduit. A droite… La vraie! Bluffant non?

 

Bon, les amis, je vous laisse car il est l’heure de l’apéro, ce qui n’est pas une raison pour quitter la ‘cage à oiseaux’ :

 

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Epuisé par la compilation de ce texte je vous demande de la patience pour d’autres publications car je repars en vacances pour quelques jours (semaines ?) au bord de la Méditerranée. Hasta luego !

Encore la passion… toujours la passion… toujours et encore la Maserati Birdcage !

 

Je crois vous l’avoir déjà dit: la passion  chez moi ressemble à cette ‘passiflore’ qui pousse sur ma terrasse andalouse !

IMG_5508.jpgLe premier volet de ce ‘triptyque’ (Sur ce blog le 16 décembre 2018) consacré à la Maserati Tipo 61 ‘Birdcage’ traitait de considérations mécaniques comme l’originalité du châssis multitubulaire de cette extraordinaire machine. Eh ! Un ‘triptyque’ pour un ‘trident’, c’est drôle non?

 

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Dans ce 2ème volet du triptyque nous allons voir comment le génie italien a une fois de plus trouvé la manière de contourner un règlement… incontournable ! Vous avez dit ‘combinazione’?

En 1960 les organisateurs des 24 Heures du Mans, forts de la notoriété qui leur a toujours permis d’édicter ses propres règlements, avaient imposé des pare-brise d’une hauteur de 25 cm. L’idée était que les voitures de sport aient des caractéristiques proches des machines de Grand Tourisme qu’elles préfiguraient, avec de vrais pare-brise remplaçant les  saute vent ‘riquiqui’ en usage.

belgium-047a.jpgContrairement à ce qui a été dit et écrit (N’en déplaise à Gérard de Cortanze !) l’exigence des organisateurs du Mans ne concernait que la HAUTEUR mais pas l’INCLINAISON du pare-brise, une confusion due à la géniale interprétation du règlement manceau par la fameuse Maserati Birdcage ‘Streamliner’ avec ce pare brise profilé ayant sa base vers la calandre, en avant des pieds du pilote !

 

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Maserati_Tipo_61_The_Streamliner_'Birdcage'_open.jpgLe règlement précisait 25 cm de hauteur, c’est tout ! Pas un mot au sujet de l’obligation de voir la piste ‘à travers’ ce pare-brise ni référence à l’inclinaison…

 

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Je revendique l’ajout de la ligne bleue

 

Lors des 24 Heures de 1960, le respect… ou non, et l’interprétation… ou non, du règlement devait s’avérer catastrophique pour Ferrari la voisine de Maserati à Modena. Comme le raconte Paul Frère, ingénieur, journaliste, pilote, qui fut aussi mon ami mais ça n’intéresse personne, dans ses mémoires : Enzo Ferrari avait traité par le mépris cette affaire de pare-brise, se contentant de relever les saute vent de ses voitures à la hauteur réglementaire de 25 cm. Un détail ? L’impact aérodynamique fut si important qu’avant la fin du premier relais trois Ferrari Testarossa abandonnaient, en panne sèche sur le circuit. Au volant d’une autre Testarossa, Paul Frère parvient péniblement à rallier le stand: « Malgré notre vitesse de 260 km/h sur la ligne droite des Hunaudières la Maserati mieux profilée nous laissait sur place avec ses 285 km/h !  La cause était entendue et il ne nous restait plus qu’à espérer la casse des voitures de la marque au trident… ce qui ne tarda pas à arriver ».

L’histoire retiendra que Frère et Gendebien remportèrent ces 24 Heures devant une autre Testarossa pilotée par Ricardo Rodriguez et Teddy Pilette. Tiens… deux voitures italiennes pilotées par trois Belges et un Mexicain !

Toujours sous la plume de Paul Frère, savourons le résumé d’une interview qui en dit long sur l’autorité d’Enzo Ferrari : « Après la course je suis allé à Maranello pour remercier le Commendatore » Remarque de l’interviewer : « Lui aussi aurait dû vous remercier non ? » « Oh ! Lui, il ne remerciait jamais ! Et au sujet des pare-brise quand j’ai suggéré de les profiler sa réponse fut :

Voyez-vous Frère, l’aérodynamique c’est pour ceux qui ne savent pas faire les moteurs ! »

Conclusion du vainqueur du Mans 1960 : « On n’expliquait jamais rien à M. Ferrari ! »

Il y aura un troisième volet de ce ‘triptyque-trident’ dédié à la ‘cage à oiseaux’. Cet article mijote déjà sur mon fourneau. Ça se présente bien, les effluves sont agréables, les ingrédients ‘al dente’… manque juste quelques épices de l’époque. J’y travaille mais à ‘cuisson lente’, restant discret sur la nature de ce plat cuisiné. On reparlera bien sûr de la Maserati Birdcage mais sous une forme inattendue que j’espère divertissante. Eh ! J’ai bien le droit de vous la jouer façon ‘Hitchcock’ non ? D’autant plus que je pars dans 2 ou 3 jours en camping-car au bord de la Méditerranée pour « un certain temps » ce qui justifie pour vous l’attente de quelques semaines avant de lire la suite… Moi aussi j’ai droit à des vacances non ?

 

Merci de votre patience et à bientôt ! En Andalousie on dit : Hasta mañana… et mañana c’est ‘demain’ mais aussi plus tard, dans quelques temps, une autre fois et même parfois… jamais ! Alors : A+

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Y en a qui disent…

Attention! Ce n’est pas parce que je me couche tôt le 31 décembre que je me repose sur mes lauriers. Par exemple le deuxième volet de mon « triptyque au trident » prend forme. Mais il vous faudra quand même attendre l’année prochaine pour me lire. Et l’année prochaine aura 365 jours.

Et si Facebook disparaissait?

Y paraît… Y en a qui disent… Y z’ont dit au TJ… De sources généralement bien informées… On en a parlé au bistro…

Mais moi, je n’étais pas au courant. Enquête faite, il semblerait qu’il va se passer quelque chose cette nuit. Ah bon ! Alors ne voulant pas vous déranger (on m’a dit que c’était important pour vous !) je m’éclipse sur la pointe des pieds et vous laisse à « vos affaires » Bonne nuit (Moi je vais me coucher vers 22 heures… comme d’hab.)

Donc : Hasta el ano próximo !

Voir l’article original

Une de mes passions… comme la fleur du même nom ! 

 

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La passion  chez moi ressemble à cette passiflore qui pousse  sur ma terrasse andalouse !

 

 

Au nombre des voitures de course fameuses des années 60 en voici une qui bat tous les records d’originalité :

 La Maserati Tipo 60/61 ‘Birdcage’

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Et dire que je ne l’ai jamais vue en compétition… une ‘chrono-lacune’ dans ma longue trajectoire de passionné ! En 1962, mes premières 24 Heures du Mans comme spectateur payant, Maserati avait remplacé sa Tipo 61 par la 151.1 plus conventionnelle

 

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La 2 pilotée par Bruce McLaren /Walt Hangen et la 3 par Maurice Trintignant/Lucien Bianchi)

Pour parler des Tipo 60 et 61 je pensais m’appuyer sur des souvenirs puisés en son temps dans les revues spécialisées que lisait le jeune homme que j’étais mais vous me connaissez : je ne publie rien sans vérifier et j’ai ressorti la littérature sérieuse comme L’Année Automobile, les deux tomes historiques des 24 Heures du Mans, quelques bouquins de Gérard De Cortanze ou Robert Puyal puis j’ai consulté une pléthore de sites, terminant par Maseratitude, un blog dans lequel j’ai des amis… Bin mon salaud y a du matos ! Vous n’imaginez pas, moi non plus du reste, les hectolitres d’encre qu’a fait couler cette voiture ! J’ai  consacré des dizaines d’heures en lectures, compilations et vérifications. Croyez-moi, tout ce qui brille n’est pas or. Tout ce qu’on lit sur la Maserati Birdcage n’est pas fiable, loin de là. On a écrit tout et son contraire. On a émaillé l’historique de contre-vérités et de lacunes. Je vais essayer de faire un résumé des faits que je crois avérés. Dont acte ! Bonne lecture.

Avec un peu d’aide de Wikipédia (Eh ! Nul n’est parfait)  nous savons qu’en compétition Maserati eut pas mal de malchance dans les années 1950, à l’exception de la victoire de Fangio au Championnat du monde 1957 de Formule 1, mais avec la perte de quasiment toutes ses voitures au Grand Prix du Venezuela cette même année. Une course catastrophique qui conduisit la direction de la ‘marque au trident’ à se retirer de la compétition automobile, recentrant ses activités sur les voitures de tourisme. La 3500 GT fut un succès commercial qui généra des fonds pour développer une nouvelle voiture de compétition qui ne sera pas engagée par Maserati mais par ses clients, essentiellement américains.

L’ingénieur Giulio Alfieri est le chef de projet de cette voiture dont le nom de code en interne est Tipo 60. La plupart des pièces mécaniques sont issues des voitures de course précédentes : Le quatre cylindres 2 litres est dérivé de la 200S et les suspensions sont très semblable à la monoplace 250F.

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L’originalité de cette voiture est son châssis entièrement nouveau et de technologie d’avant garde, constitué de petits tubes de 15 mm de diamètre en chrome – molybdène soudés entre eux, constituant un châssis d’une rigidité exceptionnelle et d’une extrême légèreté (moins de 35 kg).

 

La contrepartie est une mauvaise accessibilité pour les mécaniciens car ces tubes passent au plus près de la mécanique pour obtenir des performances aérodynamique élevées. Et il y a 200 tubes d’une longueur totale de 70 mètres … c’est du moins ce que je crois avoir lu ! Comme certains de ces tubes sont visibles au travers du pare brise DSC00228.jpgla voiture est très vite surnommée « Birdcage », in french : cage à oiseaux. A noter qu’avant que les clients anglo-américains ne l’affublent de ce sobriquet, les mécaniciens de Maserati l’avaient surnommée « Spaghetti », normal car nous sommes à Modena ! La carrosserie est entièrement en aluminium et une autre nouveauté apparaît : des freins à disques sur les quatre roues.

Avec une puissance de 200 cv et un poids à vide en dessous de 600 kg la Tipo 60 est performante et des pilotes comme Stirling Moss en tombent amoureux. Aux dires des experts il lui manque pourtant de la puissance pour être compétitive. Alfieri va donc ressortir du stock le moteur de la Maserati 250S qui a été mis à la retraite. Profondément modifié avec une cylindrée portée à 2,9 litres il produit 250 cv.  Afin d’abaisser le centre de gravité et réduire la surface frontale, le moteur a été incliné à 45 degrés du côté droit, précision importante dont nous reparlerons !

Cette évolution de la « Birdcage » construite de 1959 à 1961 fut officiellement baptisée Tipo 61. Très populaire sur les circuits américains où les clients de Maserati s’offrent les services des meilleurs pilotes du moment : Stirling Moss, Dan Gurney, Carroll (il paraît qu’il y a deux ‘r’ et deux ‘l’ !) Shelby, Jim Hall, Roger Penske, Masten Gregory…

  20151210134123-JAN1.jpgEn 1960, la Tipo 61 de Moss et  Gurney remporte les 1000 km du Nürburgring devant l’armada des Porsche 718 RS 60 (Jo Bonnier, Olivier Gendebien,  Hans Herrmann, Maurice Trintignant et même Graham Hill aux essais) et la Ferrari 250TR de Willy Mairesse, Phil Hill et Wolfgang von Trips. Belle énumération de champions non ?

Je disais plus haut avoir passé pas mal de temps à me documenter sur cette Birdcage… en tout cas assez pour vous faire bénéficier d’un triptique (Vous avez dit ‘bénéficier’ !). A bientôt donc pour les chapitres 2 et 3. Merci de votre patience.

 

24 Heures 1966 et autres anecdotes… EN DEUX MOTS ! (*)

Aux 24 Heures du Mans 1966 les deux Ford GT40 Mk II qui venaient de dépasser pour la première fois la moyenne de 200 km/h sur les deux tours d’horloge franchirent la ligne d’arrivée portière contre portière selon les ordres de l’équipe du constructeur américain qui souhaitait avoir une double-victoire au Mans. Mais comme le règlement de l’épreuve stipule que la première place revient à l’équipage et à la voiture ayant parcouru la plus grande distance durant 24 heures, la victoire fut attribuée à la voiture no 2 qui s’était qualifiée en 4e position, soit deux places plus loin que sa consœur,  un écart provenant du départ en épi estimé à 20 mètres par l’ACO. Elle avait donc parcouru une distance légèrement plus importante pendant 24 heures. Pour la petite histoire ces deux voitures étaient suivies par la troisième du classement à 12 tours… une autre Ford Mk II qui vient de se vendre chez Sotheby’s pour une ‘misère’ de 10 millions de dollars ! 

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L’image est trompeuse: la N°1 bleu et rouge est en train de se positionner à la hauteur de la 2 noire, ce qui mettra momentanément les organisateurs dans l’embarras pour désigner le vainqueur mais…

Au sujet des Ford 7 litres j’écrivais autre part il y a quelques temps que mon corps vibre encore au souvenir sonore du gros moteur V8 sur les Hunaudières à fond de 4ème On m’a interpellé sur le nombre de rapports mais vérifications faites j’avais raison… puisque les deux GT 40 Mk I dont je parlais étaient les voitures de 1965, qui avaient bel et bien des boîtes à 4 vitesses, alors beaucoup plus fiables que celles à 5 rapports encore en développement pour ‘passer’ le couple monstrueux de ces voitures. Détail qui ne les avaient pas empêché d’abandonner toutes les deux !

 

Au fait, qui se souvient encore d’avoir conduit des voitures à 4 vitesses ? Mes deux premières voitures (BMW 700, DKW Junior)  s’en accommodaient.  La suivante, une Renault 4 se contentait de 3 rapports… mais elles n’ont pas participé à la célèbre épreuve mancelle ! Et savez-vous que la Mustang 559 de Frank Bullitt (Steve McQueen) célèbre pour ‘la’ fameuse poursuite du film dans la ville de San Francisco… n’avait que 4 vitesses. Comme quoi…

Pour les amateurs (n’oubliez pas de mettre le son) :

 

(*) « EN DEUX MOTS ! » est une des pages spéciales de mon blog. Ces anecdotes vont la rejoindre !

 

 

 

 

 

 

 

Il aurait pu s’appeler Durand ou Dupont…

Depuis plusieurs jours mon blog me faisait des clins d’œil d’impatience. Alors Akimismo le retour ? Bon, d’accord, je me mets au clavier mais attention à cette reprise, c’est du lourd… Donc les impatients vous ne viendrez pas vous plaindre. 

Je vais vous parler d’un arriviste très mauvais pilote, personnage peu recommandable, la fin de cette histoire vous en conviendra ! Il s’agit de faits avérés, touchant au sport automobile et malheureusement aussi certains faits divers peu reluisants. Je crois savoir que le Durand Dupont de mon histoire n’est plus de ce monde mais mes souvenirs sont bien vivants et je décide de vous en parler.

Collaborant aux Relations Publiques de Goodyear Racing Division pour l’Europe je reçois un appel de Jean-Pierre Filipinetti, le fils de Georges mon futur boss. Il me demande de rencontrer un ‘pilote’ ami d’un ami. Vous savez comment fonctionnent les ‘relations’ dans le milieu de l’automobile ?

Il se nomme Dominique Martin,

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Dominique Martin

se dit secrétaire particulier de Jaime Ortiz Patiño, un millionnaire de la famille des géants mondiaux de l’étain et a besoin de pneus pour les 24 Heures du Mans 1971.

Il dispose d’une Porsche 917 (Rien que ça !) inscrite sous le nom d’Ecurie Zitro

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La fameuse Porsche 917

dont il partagera le volant avec Gérard Pillon. Au passage je vous rappelle que Pillon a été recordman de la Course de Côte de la Faucille au volant d’une originale Cooper Buick, qu’il a piloté pour la Scuderia Filipinetti que je dirigeais, de la Fiat 128 Groupe 2 à la Ferrari Daytona alu au Mans en passant par le proto Lola-Cosworth T290 ! Cette 917 est propriété de Jaime Ortiz. Eh ! Ortiz… Zitro… Vous avez pigé ?

Ce hâbleur prétentieux de Martin me rendait souvent visite à mon bureau de Genève et nous partagions des bons repas dans un célèbre restaurant vietnamien de Genève. C’est même lui qui m’a initié au maniement des baguettes. Il me reconduisait parfois à mon domicile avec sa ‘voiture de fonction’… une Ferrari 400 Superamerica ! Un soir nous avions même ‘fait’ quelques boîtes fameuses de la cité de Calvin : le cabaret de Bob Azam (Chéri je t’aime chéri je t’adore, como la salsa de pomodoro), la Clémence, le Bar à Whisky, j’en passe… avec la Porsche 907 de son patron.

 

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La Porsche 907 immatriculée, un véritable ‘aspirateur à minettes’ pour faire les boîtes de nuit de Genève. Eh? T’as remarqué les portes ‘papillon’? 

 

Eh oui ! Ortiz Patiño qui avait ses entrées au Bureau des automobiles de Genève avait réussi à immatriculer cette 907 (plaques minéralogiques GE 77777) profitant d’une ancienne homologation routière d’usine pour la 906 plus ancienne, à la simple condition d’ajouter un tachymètre et bien sûr un silencieux d’échappement. Bon, ‘silencieux’ c’est une expression! Du reste le fameux Martin a disputé quelques courses avec cette voiture, notamment les 200 Meilen von Nürnberg sur le Norisering.

Venons-en aux 24 Heures du Mans 1971.

Pour mes jeunes lecteurs :

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Le 12 cylindres de la 917

Moteur 12 cylindres ‘deux fois 6 opposés à plat’ de 4500 cm3 et plus de 600 CV avec une vitesse de pointe annoncée de 386 km/h.

Gérard Pillon était à la hauteur de sa réputation au volant de ce monstre mais à son volant Martin était ridicule au point que deux pointures de l’époque m’avaient confidentiellement donné leur avis sur ce ‘pilote’  parachuté de manière incompréhensible sur le circuit de la Sarthe : Josef Siffert m’avait dit : Tu connais ce branleur de Martin qui pilote une 917 à la vitesse d’une 911 ? Et pan sur le bec ! Joakim Bonnier ajoutait : Ce mec est dangereux car il roule à ‘deux’ à l’heure. Authentique ! Un autre commentaire sur notre ‘artiste’ ? Il devait courir la Targa Florio 1969 avec Jean-Claude Killy sur la Porsche 907 de mon histoire. J’étais au départ de cette Targa Florio, comme journaliste et fus témoin que ni la Porsche ni le fameux Martin, que je ne connaissais pas encore, ne sont arrivés en Sicile. Jean-Claude Killy, en combinaison de course, le casque à la main, avant d’aller se changer, m’avait dit : Ce Martin c’est un ‘charlot’ !

 

Le dernier chapitre concernant le personnage n’est pas bien reluisant : Avec des complices du grand banditisme pires que lui (Notamment un nommé Giovanni Rumi dont le cadavre criblé de balles a été retrouvé à Auxerre) Martin avait organisé l’enlèvement de Graziella Ortiz Patiño, images.jpegla nièce de son patron, une gamine de 5 ans, retenue pendant 11 jours dans des conditions rocambolesques avec une demande de rançon de 2 millions de dollars… en coupures usagées (Sic).

Du reste une partie de la rançon a été retrouvée sur le cadavre du maffieux d’Auxerre. Dominique Martin considéré comme le cerveau de l’affaire avait monté cet enlèvement avec la même nullité que sa météorique carrière de pilote !

 

Ce petit ‘monsieur’ a tiré 15 années de pénitencier.

 

P.S. Vous comprendrez que ce texte ne rejoigne PAS la page ‘Mes rencontres avec des célébrités’ sur le blog d’akimismo : Et si Facebook disparaissait…