Mais qu’est-ce qu’ils ont fait de mon circuit du Castellet ?

 

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Pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1 j’ai découvert grâce aux ‘étranges lucarnes de l’abrutisseur couleur’ la nouvelle physionomie de mon circuit préféré.  Quelle honte ! Quelle horreur ! Ces bas-côtés et zones de dégagement sont de bon aloi mais ces couleurs bleu ciel, bleu foncé, rouge, noir et blanc… De qui se moque-t-on ? On croirait visiter une exposition de carrelages pour salles de bain décorées par Niki de Saint Phalle. Ceci pour l’esthétique. Pour ce qui est du circuit fier d’avoir une des plus longues lignes droites… Y Z’ONT MIS UNE CHICANE. Déjà qu’on avait estropié la ligne droite des Hunaudières au Mans, on est en train de construire les circuits les plus sûrs du monde, c’est bien pour la sécurité des pilotes mais que ceux qui ont peur des très hautes vitesses restent au karting, aux courses de côte et aux gymkhanas sur les parking des super marchés.  A Indianapolis on frôle les 400 km/h et il n’y a pas de chicanes! Il ne reste plus qu’à « redresser » le fameux Raidillon de l’Eau Rouge à Francorchamps pour aseptiser définitivement la course automobile ! Veut-on ‘émasculer’ ceux ‘qui en ont encore dans le slip’ genre  Alonso, Hamilton, Ricciardo ou Verstappen ? Où veut-on faire du sur mesure pour des ‘pleureuses’ genre Vettel, Perez et Grosjean ? Fin de la polémique. Place au vécu.

Je ne compte pas mes voyages au circuit du Castellet qui ‘de mon temps’ se nommait le Paul Ricard. De mémoire, voici mes rapports avec ce fameux circuit situé  en plein vignoble de Bandol dans le Var, à 8 km du village médiéval du Castellet :

Au moins 4 ou 5 fois pour le Bol d’Or moto, avec une Kawa 550 4 cylindres (oui 550cm3… étonnant mais vrai !), avec une Ninja 900 cm3 et quelques fois avec ma dernière ‘passion’, une Kawasaki 1000 RX. J’y ai même emmené celle qui est devenue et qui est toujours ma femme, la seule passagère qui ait accepté de monter sur mon siège arrière !  Cornelia je t’aime pour ce qui fut ta première preuve de confiance en ton pilote !

J’ai été témoin de la victoire du Suisse Jacques Cornu en Grand Prix du championnat du monde 250 cm3 devant son immuable « empêcheur de gagner en rond » l’espagnol Alberto Puig !

 Puis de nombreuses fois avec les Fiat 128 Groupe 2 de la Scuderia Filipinetti pour le Championnat d’ Europe et pour l’unique originale épreuve des 12 heures qui était en fait deux fois 6 heures avec une nuit pour changer les moteurs, ce qui était indispensable pour nos fragiles Fiat 128…  J’y fus aussi avec les Lola 2 litres de nos deux pilotes Vic Elford et Joakim Bonnier.

 J’ai été le co-pilote navigateur d’un ami collectionneur de voitures anciennes. Nous étions inscrits pour une épreuve de régularité. Il fallait bien sûr faire des temps correspondant à notre voiture, une Mercédès 300 SL (Oui la fameuse 300 SL aux portes papillon !). En plus de réussir un bon temps sur trois tours, il fallait assurer une régularité absolue, c’est-à-dire aller très vite dans les virages mais pas trop sur la ligne droite du Mistral. Il y avait des commissaires cachés tout au long du circuit et je crois ne pas avoir été trop mauvais au chronomètre puisque avec mon pilote Philippe nous avons obtenu la deuxième place derrière… Sir Jacky Stewart himself au volant d’une Lister Jaguar si mes souvenirs ne me jouent pas de tours.

 J’avais un excellent et amical rapport avec François Chevalier, le responsable du circuit pendant les premières années.  Du reste c’est lui qui avait inventé la manière élégante de contourner d’interdiction de la publicité pour l’alcool (Eh ! le Ricard n’est pas un breuvage de momiers tempérants hein ?). Les premières inscriptions au circuit laissaient aux concurrents un choix qui me faisait bien marrer : l’organisateur proposait un autocollant Paul Ricard à apposer sur nos voitures, ce que nous acceptions volontiers, en échange de l’annulation des droits d’inscription, fixés à un montant que j’ai oublié mais qui était ‘pharaonique’. Donc on ne nous obligeait pas à faire de la publicité pour les produits anisés du fondateur du circuit ! Au sens de la loi française, arborer un ‘sticker’ Paul Ricard n’était qu’un signe d’amicale reconnaissance pour le fameux mécène…

 Pour terminer, fidèle à mes souvenirs voici une anecdote authentique : C’était le 18 avril 1971 lors d’une manche du Championnat d’Europe des prototypes 2 litres. Je dirigeais ‘mes’ deux pilotes Jo Bonnier Vic Elford sur des Lola 212 . Je viens de relire la liste des partants, ‘bin‘ il y avait du beau monde : Jean-Pierre Jabouille, le sympathique ‘Mamouille’, Toine Heizemans, Gérard Larrousse, Brian Redman et Helmut Marko. Ce dernier connu pour avoir gagné les 24 heures du Mans 1971, avoir perdu un œil à cause d’une projection de pierre au circuit de Charade 1972 (Bienvenue au club de la vision monoculaire dont je fais malheureusement partie depuis ma naissance !) , mais il est surtout fameux pour son titre de Docteur, directeur de Red Bull en Formule 1.

 Et mon anecdote ?  Ça vient :

 Tout ce beau monde était réuni sous une grande tente montée pour écouter le discours de bienvenue du ‘patron’,  Paul Ricard lui-même. Cette cérémonie se justifiait car il s’agissait, sauf erreur, de la première grande épreuve sur son circuit. Le hic ? Oui, même le Hi’hic ! Monsieur Paul avait visiblement abusé des excellents produits de sa fabrication. Paul-Ricard.jpgEn d’autres termes, excusez la franchise de mon propos : il était complétement bourré ! N’ayant pas signé à la Croix Bleue je n’y trouve rien à redire sauf en me remémorant ses propos… Il s’adressait à un parterre de fameux pilotes habitués, surtout à cette époque hyper dangereuse, à risquer toutes les semaines leur vie au volant !

« Chers amis (aux premiers mots nous nous regardions interloqués au vu de son état éthylique parfaitement avéré). Chers amis (à lire avec un accent prononcé à la Marcel Pagnol) Chers amis (Oui je sais, je me répète… mais lui aussi!) pilotes et organisateurs j’ai toujours été passionné par la compétition automobile d’où mon choix d’avoir investi dans ce circuit. Je me souviens des courses auxquelles j’assistais dans ma jeunesse : Il y avait des bruits de moteurs et de pneus qui crissaient. Il y avait des accidents, des sirènes d’ambulances, des blessés… (Il marque un temps…) et il y avait des morts ! »

Ces propos sont écrits de mémoire mais ils pourraient être confirmés par les survivants de cette dangereuse époque de la course automobile. Me permettez-vous : Sacré Paul ?

 

En conclusion je suis content que Monsieur Ricard n’ait pas eu à subir la vue psychédélique de sa nouvelle piste. Il ne s’en serait jamais remis.

 

J’ai conduit une Ferrari fantôme !

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C’était en 1972. Mon patron Georges Filipinetti me convoque dans son bureau. Il s’agit de convoyer une voiture de Genève à son Château de Grandson (au bord du Lac de Neuchâtel). Le boss précise qu’il s’agit d’une pièce rarissime sans prix. Il me confie aussi son jeu de plaques minéralogiques personnelles. 

Une parenthèse : en Suisse les voitures sont toujours immatriculées avec le numéro des plaques du propriétaire. C’est ainsi qu’on peut avoir des trentaines de voitures dans sa vie, toujours avec le même numéro. En cas de transfert de la voiture elle reçoit un nouveau numéro, celui de son nouveau proprio !

Donc Georges Filipinetti sort de son coffre fort (authentique !) le jeu de plaques dont il est titulaire en tant qu’Ambassadeur de la République de San Marino auprès des Nations Unies. Rien que ça ! Je vous passe les détails du ‘sermon sur la montagne’ que j’ai subi de la part de mon Ministre de patron au sujet 1° de son immatriculation personnelle et 2° de la valeur inestimable de la pièce de collection que je dois conduire au Château de Grandson pour rejoindre sa collection.

L’immatriculation du ‘chef’ porte le numéro CD GE 1.81, lire Corps diplomatique Genève, le n° 1 correspondant à l’Ambassadeur et le n° 81 à l’ordre d’importance de l’ambassade. Vous avez de la peine à me suivre ? Alors sachez que si, au rebours, on m’avait confié les plaques CD GE 81.1 vous auriez eu affaire au 81ème louffiat de la première ambassade genevoise… celle des Etats-Unis.

Revenons à notre rareté : Il s’agit d’une Ferrari, rien d’exceptionnel puisque mon patron était importateur de la marque au cheval cabré en Suisse. Mais celle-ci est une Ferrari 4 cylindres (oui quatre, ce n’est pas une faute de frappe !) construite à seulement deux exemplaires en version coupé, donc à carrosserie fermée, signée Pinin Farina (*).

 J’ai donc conduit cette merveille au musée et ce n’est que plus tard que j’en ai appris un peu plus sur cette voiture.

Il s’agissait d’une Ferrari 500 Mondial dont voici l’historique :

2’000 cc, 4 cylindres, 170 cv, 250 km/h (performance que je n’ai pas vérifiée suite aux recommandations de mon boss !)

31 voitures construites en 1954 et 1955 dont 14 carrossées par Pinin Farina (*), 2 berlinettes + 12 spiders et 16 carrossées par Scaglietti, toutes des spiders plus une devenue monoplace de Formule 2  et un moteur qui n’a pas eu de châssis !

        Une berlinette (était-ce la mienne ?) s’est vendue pour $ 1’200’000 en 2002.

 

Alors pourquoi ce titre « Ferrari fantôme » ? Parce que tous les documents consultés et tous les spécialistes appelés à la rescousse n’ont aucune précision sur « ma » voiture.

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On a abondamment écrit sur les deux berlinettes 500 Mondial. Ci-dessus: la rouge porte le n° 0452MD et la bleue (qui je crois fut rouge à l’origine!) le N° 0422MD) mais personne ne peut me dire laquelle j’ai conduite. Aucune des deux survivantes n’a, paraît-il, été officiellement en possession de M. Filipinetti et n’a jamais été au musée du Château de Grandson. Au fait… Peut être n’ai-je jamais existé? Donc, avant d’écrire un roman : Le mystère de la Mondial rouge (ou bleue), j’en appelle aux innombrables docteurs ès ‘cavallino rampante’ pour mettre à jour ma documentation personnelle. Merci !

(*) Oui Pinin Farina en deux mots, l’autorisation présidentielle italienne d’écrire ce patronyme en un mot datant de 1961 et la Ferrari Mondial étant de 1954 ! Relisez mon article du 26 mai 2018 dans ce blog sous le titre Pininfarina… il carrozziere !

 

 

 

Demain c’est le Grand Prix de Monaco !

Je crois vous l’avoir dit : Tout ce que je publie dans ce blog ne concerne que des souvenirs personnels !
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Quelques laissez-passer de akimismo pour le GP de Monaco
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Peter Ustinov

Je vous raconterai une autre fois mes rapports amicaux et privilégiés avec Peter Ustinov et ce que j’ai partagé avec ce monstre sacré, mais pour l’heure il s’agit du Grand Prix de Monaco, ‘the must of the season’ de Formule 1.

Au début des années 70 je m’occupais des relations publiques de Goodyear, European Racing Division. Nous avions un gros, très gros budget pour recevoir, loger et ‘soigner’ nos hôtes dans la Principauté. Nous disposions d’une double ou triple suite (sais plus !) au 2ème étage de l’Hôtel de Paris pour accueillir nos hôtes de marque. Je ne me souviens pas de toutes les célébrités côtoyées mais de mémoire : le fameux avionneur russe Igor Ivanovitch Sikorsky (J’ignore du reste les raisons pour lesquelles mes employeurs de Akron (Ohio) tenaient tant à ‘cocoler’ ce fameux fabriquant d’objets volants, notament d’hélicoptères). Il y eut aussi un certain M. Lagardère (eh oui), des journalistes fameux comme Michel Drucker et Stéphane Collaro, la défunte actrice Mireille Darc, l’excellente pilote belge Gilberte Thiron et son compagnon de l’ombre Olivier Gendebien, quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans, dont je vous reparlerai quand j’aurai un moment !

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Kirk Douglas

Je revois aussi la fameuse fossette de l’acteur Kirk Douglas himself mais mes souvenirs les plus marquants restent liés à Peter Ustinov. Passionné de compétition automobile et bénéficiant généralement de toutes facilités pour suivre les Grands Prix, Sir Peter arrivait parfois à l’improviste. En 1969 ce fut le cas. A la direction de la course j’utilise ‘mon charme’ auprès de l’une des mignonnes hôtesses du service de presse et j’obtiens assez facilement pour lui un brassard de photographe, fameux sésame qui donnait en ces temps anciens le droit de suivre la course depuis les trottoirs de la Principauté. Il nous est facile de lui trouver un appareil photo qui ne fasse pas trop « Instamatic » pour compléter le ‘déguisement’ et départ avec notre vedette pour longer le circuit quelques minutes avant le début du Grand Prix. Notre anglo-russe avait une ‘tronche’ bien particulière, et sa notoriété n’échappait pas aux milliers de spectateurs des tribunes. « Hé ! Mais c’est Peter Ustinov ! » entendait-on. Interjection qui se répétait et d’emplifiait. Et notre farceur de prendre un air ahuri et étonné, ouvrant les bras à l’italienne et, avec une voix fluette contrastant avec sa corpupence conséquente, de déclamer : « Io ? Sono Machiavelli del Tempo di Roma ! »

Souvenirs qui m’accompagneront demain pour suivre le Grand Prix sur RTL Deutschland, de loin les plus compétents de l’audio visuel pour le sport automobile!

  

 

Pininfarina… Il carrozziere!

Tout le monde, ou presque, a entendu parler du célèbre carrossier italien, notamment mes amis passionnés par les belles italiennes. Pininfarina a ‘habillé’ mesdames Ferrari, Maserati, Alfa Romeo, Lancia, je suis certain d’en oublier tant ce ‘grand couturier’ de l’automobile a créé de belles voitures. On oublie parfois Volkswagen, BMW, même Jaguar, Honda, General Motors, Mitsubishi, Matra, Rolls Royce avec la ‘Camargue’, Simca, Volvo, MG, Nissan et… Peugeot ! Pininfarina est en effet ‘derrière’ les 104, 204, 404, 604, 205, 305, 405 et bien sûr beaucoup d’autres ‘numéros’ sortis de Sochaux comme la 403 et sa version décapotable popularisée par le Lieutenant Columbo !

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Vous comprendrez que j’aime le Lieutenant Columbo et « Le chien »

Il me manque plus qu’une 403 décapotable!

 

 

 

Un point commun peu connu que Pininfarina partageait avec Ettore Bugatti : la construction d’autorails. Ces images vous étonneront :

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A gauche l’autorail version Bugatti en 1932. A droite la Frecciarossa de Pininfarina des années 1990

 

Ce qu’on sait moins est que le fondateur de la marque Gian-Battista Farina (1893 – 1966) était le cousin de Giuseppe (Nino) Farina le premier champion  du monde de Formule 1 en 1950 ! Il était surnommé ‘il pinin’ qui signifie ‘le petit‘ en patois piémontais.  En 1961 ‘Pinin’ Farina devint Pininfarina en un mot, son patronyme officiel  par décret de Giovanni Gronchi, le président de la République italienne.

Son fils et successeur Sergio Pininfarina (décédé en 2012) a perpétué la gloire et le prestige de cette marque.

Parmi les innombrables superbes carrosseries sorties des ateliers de Pininfarina, voici un bref échantillonnage ne reflétant ‘que’ mes affinités. Vous me pardonnez ces choix ?

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Et le premier qui fait un commentaire négatif sur la Daytona, je lui botte les fesses !

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Bien que Pininfarina s’écrive ‘en un mot’,  mon article rejoindra tout de même « En deux mots » ma page fourre tout ! Les trois lecteurs qui me supportent encore savent que je ne suis pas à une contradiction près !

Le ressort !

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Heini Mader

Heini Mader est un personnage incontournable du sport automobile. Je vous en parlerai plus longuement prochainement. Il a travaillé comme mécanicien pour trois ‘Jo’ disparus : Schlesser, Siffert et Bonnier ! Toute une histoire. Aujourd’hui il m’est revenu une anecdote qui est digne de rejoindre ma page « En deux mots ! »

Elle ne figure certainement pas dans les livres d’histoire du sport automobile ! Du reste j’ai oublié dans quelle course il faut la situer. Je vous la livre comme Heini me l’a racontée alors que nous revenions ensemble d’une course sur le Circuit d’Auvergne :

Bonnier s’arrête au stand pendant les essais et pour la énième fois il se plaint d’un problème de tenue de route. Le Suédois et l’Allemand se parlaient en français. Je vous laisse imaginer les problèmes de compréhension !

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Jo Bonnier

Bonnier : « Le ressort avant droit est trop dur ! » (Il voulait parler de la suspension, bien sûr). image.png
Intervention du mécanicien Mader. Nouvelle tentative de faire un temps. Nouvel échec. Nouvel arrêt : « C’est toujours le ressort qui est trop dur ! »

Et Mader excédé pète un plomb et apostrophe Bonnier :

« Le seul ressort qui est trop dur c’est celui de l’accélérateur ! »

 

Il paraît que le pilote suédois n’a rien répondu, s’est ‘sorti les pouces’ et a finalement réalisé un temps convenable! 

 

 

Et puis sa bagnole les gars… (Chanson de Pierre Vassiliu)

J’ai traversé des périodes difficiles où avoir une voiture dépassait mon budget ! Mais j’ai toujours trouvé un moyen de rouler à peu de frais, sans jamais avoir recours au crédit ou leasing comme on le dit maintenant! Par exemple en achetant à la moitié du prix de l’argus une Mitsubishi Colt très ancienne importée du Sénégal. Je ne crois pas nécessaire de vous parler des normes exigées en Afrique non ? Mais je me foutais de devoir tourner une manivelle pour lever les glaces, subir une isolation phonique inexistante, d’avoir des sièges ‘tape-cul’ et un moteur bas de gamme poussif. J’acceptais même de changer les garnitures de freins tous les 6 mois car sous les tropiques « ils » avaient monté des plaquettes douteuses qui faisaient la place belle au ‘fer blanc’ au lieu du graphite de Ferodo ! J’habitais à 1000 m d’altitude et le chauffage n’existait tout simplement pas. Eh… t’as déjà vu de la neige à Dakar ?

J’ai aussi fait preuve d’inconscience grave en roulant quelques mois avec l’épave d’une bagnole donnée par un ami. La carrosserie était pourrie et les amortisseurs inexistants mais je crois vous l’avoir dit autre part, la conduite chez moi est une sorte de sixième sens. Et quand on est sûr de ne pas faire partie des inconscients mortels on survit parfois. Si je vous en parle c’est que je fais partie des rescapés. Mais pas un mot à l’autorité et aux jeunes qui pourraient me lire.

Je termine par la meilleure : Un ami garagiste avait mis gratuitement à ma disposition une vieille Mini Countryman de 1968 Unknown-3.jpegdestinée à la casse, le temps que je sois revenu à ‘meilleure fortune’ comme disent les huissiers!

Voiture sympa. Utilitaire intelligent avec sa double porte arrière pratique. Unknown.jpegJe précise que cette voiture avait un palonnier embrayage/freins suspendu. Unknown-1.jpegL’articulation supérieure de ce palonnier était assurée par une goupille. Des détails qui comptent pour mon histoire:

 

J’entre dans un virage serré au début d’une descente, je rétrograde et je freine. Je freine ? Bon, pour être précis, je presse la pédale de freins … et le palonnier se retrouve sur le plancher de la voiture ! La goupille était sortie de son logement. Avoir fait un peu de rallyes peut parfois vous sauver la vie : Je donne un violent coup de volant à droite côté montagne ce qui provoque un début de dérapage arrière. Un brusque contre braquage à gauche me permet de faire un magnifique travers, de rester sur la chaussée et de m’arrêter sur un évitement en bordure de route grâce au frein à main. Ouf ! C’est le moins qu’on puisse en dire…

Je réinstalle le palonnier, remets la goupille en place, bien sûr sans la ‘clavette’ d’assurage introuvable qui devait avoir disparu depuis des lustres. Et je termine la descente de 15 kilomètres en bloquant la goupille avec mon pied gauche. La suite ? Vous pensez bien sûr que ma première préoccupation fût d’aller faire remettre une clavette pour maintenir la goupille en place !  

Bin… Heureusement que le temps a passé et que je ne risque plus d’avoir des problèmes avec les autorités : J’avoue avoir encore roulé pendant plusieurs mois avec cette Mini Countryman… continuant de maintenir la goupille avec le pied gauche.

Oui, je sais, ce n’est pas bien… Nul n’est parfait 

 

Ferrari 365 GTB/4 Daytona

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Certains d’entre vous savent mon attachement à cette fabuleuse voiture de la fin des années 60. Je l’ai pilotée et ce n’est pas un hasard qu’elle soit l’emblème de mon blog.

La première Daytona est sortie en 1968 au Salon de Paris. Elle a été fabriquée en plusieurs versions, même en cabriolet (J’aime beaucoup moins !) Le Commendatore ne voulait pas entendre parler du nom de Daytona pour cette voiture qui restera officiellement la 365 GTB/4 ! Elle avait des phares originaux, placés sous une vitre en Perspex® mais l’homologation américaine les refusera, contraignant  Pininfarina a avoir recours à une solution plus conventionnelle avec des phares rétractables.

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Je laisse aux « Docteurs ès Ferrari » les détails historiques de cette merveille. Je m’en tiens à mes souvenirs.

Le Commendatore aimait que ses voitures de compétition deviennent ensuite des routières prestigieuses. Pour la Daytona ce fut le contraire. Conçue comme un pur produit de route, elle devint machine de course.

Ferrari traversait une mauvaise passe. Battu aux 24 Heures du Mans par l’armada Ford GT 40 Mk2 de 7 litres de cylindrée (Nom de dieu le bruit de ces monstres à fond de quatrième sur les Hunaudières… J’en ai encore les oreilles qui bourdonnent et la chair de poule !). Hors compétition « Il Signor di Maranello » avait aussi subi un affront de Ferruccio Lamborghini, jusque là fameux constructeur de tracteurs agricoles qui se lançait dans la voiture sportive. Et quel tremblement de terre avec la Miura et son V12 transversal central arrière.

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Lamborghini Miura

Bien des constructeurs auraient baissé les bras devant cette merveille de Miura… mais pas Monsieur Ferrari ! Avait-il des espions, était-il superbement conseillé ? Toujours est-il qu’il devait savoir qu’hormis sa ligne exceptionnelle et sa puissance la Miura était ridicule en tenue de route au dessus de 200 à l’heure. Authentique. Un ami collectionneur m’a invité à conduire une Miura mais je n’ai pas pu vérifier ses lacunes à très haute vitesse. Dame, une pièce de collection à plus de 300’000 euros à l’époque ça ne se pousse pas dans ses derniers retranchements. Non mais !

Donc Maranello a riposté par une voiture d’un pur ‘classicisme’  avec des performances et une tenue de route exceptionnelles. On la présentait comme la voiture de sport la plus puissante et rapide au monde ! Et oui le moteur avant avec la boîte de vitesses accouplée au pont arrière n’avait pas encore donné tout son potentiel ce qui n’avait pas échappé aux importateurs et clients.  Ferrari refusant d’entrer en compétition officiellement ce sont eux qui demandèrent une version compétition. Il y eut des petites séries avec certaines pièces en aluminium ou en fibre de verre (On ne parlait pas encore de carbone !), des moteurs plus puissants mais je me limite à ce que je connais bien : les cinq Daytona à carrosserie entièrement en aluminium produites en 1969 sauf erreur. Des cinq il y en eut une Unknown.jpeg
pour Luigi Chinetti l’importateur américain (North American Racing Team), 
une pour Charles Pozzi l’importateur Ferrari pour la FranceUnknown-1.jpeg

et deux pour la Scuderia Filipinetti de Genève… que je dirigeai au plan sportif !images.jpegFerrari 365 GTB4 Daytona.jpg

La 34 représentée est une huile sur toile de Christian Poiffaut qui est en train de se faire une certaine notoriété artistique. Coordonnées à disposition. Demandez-moi!

Et la cinquième ? J’ai un ami qui souffre de « ferrarisme intégriste chronique » (Salut ‘Goupil Rouge’ !). Il me rappelle que son premier propriétaire fut Luciano Conti , éditeur du magazine Auto Sprint. Elle fut revendue au Japon et disparut des écrans radars en 1979 avant d’être retrouvée au printemps 2017. Chaque sortie de grange concernant un modèle d’exception fait parler mais cette Daytona chassis 12653 est unique car la seule carrosserie en aluminium en version de route. Vendue à Fiorano par Sotheby lors des 70 ans de Ferrari l’an dernier, pour la modique somme de 2.2 millions de dollars, bien sûr en l’état ! Il n’y a pas de restauration prévue pour l’instant.

Quelques photos désolantes de ce qui fut une merveille unique et qui le redeviendra probablement… mais je n’ose pas imaginer la somme qu’il va falloir débourser pour en devenir propriétaire ! Deux certitudes : ce ne sera ni mon ami Goupil Rouge ni moi !

Me permettez vous « Grandeur et décadence »? Même si cette « épave » vient de se vendre pour $ 2’200’000!

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Des goûts et des couleurs

Ce n’est pas vraiment une suite à « De toutes les couleurs » sur les couleurs nationales des voitures de course !

Une information à peine pamphlétaire trouvée je ne sais plus où, que Coluche aurait pu intituler : Le turc qui s’tend, le turc qui s’détend, qu’est-ce que je sais !

Gurbanguly Mälikgulyýewiç Berdimuhamedow (en russe : Гурбангулы Мяликгулыевич Бердымухамедов), président du Turkménistan, est un grand démocrate (sic !) qui a banni les voitures noires de son pays sous prétexte qu’elles portent la poisse.  Les lubies du dirigeant d’un pays jugé parmi les 20 le moins fréquentables du monde ne concernent pas les voitures grises, couleur qui  constitue la robe de 50% des autos produites dans le monde, selon Dupont® le leader de la peinture automobile.

Les statistiques disent que si on ajoute le noir et le blanc au gris, autres « non couleurs », on atteint 82% du parc automobile européen. Mais pourquoi cette uniformité sur les routes, entre gris clair, gris foncé et noir?  Au-delà d’une dictature esthétique voulue par les designers, les raisons de ce choix sont moutonnières et pécuniaires.

Une auto verte, bleue ou jaune se revend très mal, ce qui peut s’avérer une excellente affaire pour ceux qui préfèrent une livrée couleur ‘laitue’ ‘colza’ ou ‘céleste’ en occasion mais pas pour le premier propriétaire: hormis le noir, le blanc et le gris, ‘Salus non est’ !

Fin des analyses et des statistiques. Place à un coup de gueule :

Qui aura le courage d’édicter des normes de couleur en matière de sécurité routière ? Ils ont bien réussi à nous imposer le casque, les ceintures et les sièges pour enfants, alors pourquoi continuer à tolérer cette mode stupide qui veut que la couleur des voitures se confonde tel un caméléon avec celle du revêtement routier ? Le progrès consistant à allumer de jour les phares ou des diodes automatiques sur les voitures modernes dans certains pays (en fait très peu !) a diminué le danger des voitures de couleur bitumeuse sombre mais on remarque toujours plus facilement des voitures de couleur blanche ou jaune canari que celles de couleur grise corbillard… que le corbillard soit gris clair, gris moyen ou gris foncé tirant sur le brun moyen ou le bleu foncé !

S’agissant d’un coup de gueule polémique je me devrais de proposer une solution mais si j’évoque une interdiction des voitures grises ou noires je vais devoir m’exiler dans une république bananière du tiers monde archipélaire qui ignore l’existence de Pont de Nemours®. Déjà qu’avec mon article T’es ‘flon’, t’es ‘flonflon’ ? Téflon® publié sur mon blog « Et si Facebook » le 10 mars 2018 je ne sois pas en odeur de sainteté au Delaware je risque aussi de me mettre à dos mes amis libéraux et responsables qui ne cautionneraient pas une intervention étatique contraire à leur liberté de choisir la ‘robe’ de leur voiture. Je m’en tiendrai donc à ce qui est prouvé. Pour en savoir d’avantage il suffit de taper une phrase du genre : ‘fréquence-accidents-couleur-voitures’ sur Google. Vous verrez, c’est édifiant.

Selon Science & Vie les taux d’accidents des taxis de Singapour sont éloquents : les voitures jaunes ont 9 % moins d’accidents que les voitures bleues ! Favoriser les couleurs vives sauverait des vies et ferait faire d’importantes économies. Selon les auteurs de l’étude, repeindre tous les taxis de Londres en jaune éviterait 1706 accidents tous les ans. D’ailleurs, la couleur jaune fut choisie pour la première fois en 1907 pour les taxis de Chicago… suite à une étude de l’université locale !

Selon Le Lab Virgin Radio, PPG Industries vient de publier les résultats d’une enquête sur les couleurs de voitures. Et si le jaune des taxis n’est pas très populaire chez le commun des utilisateurs, le blanc reste la couleur préférée de 28% des Français puis viennent le gris avec 26%, le noir avec 20% et l’argent avec 14%. Ces couleurs sont aussi celles qui favoriseraient le nombre d’accidents car le gris, le blanc, le noir ou l’argent se ‘diluent’ facilement dans le paysage urbain.

Selon Reuter le Centre de recherche sur les accidents d’une université de Melbourne s’est penché sur les relations entre les risques et 17 couleurs de véhicules en décortiquant les rapports de police. Il en ressort une corrélation statistique significative : « Comparés aux véhicules blancs, un certain nombre de couleurs peuvent être associées à un risque supérieur d’accident à cause de leur visibilité moindre: le noir, le bleu, le gris, le vert, le rouge et l’argenté ». Les chercheurs ont conclu que le risque d’avoir un accident au volant d’une voiture noire en plein jour était plus élevé de 12% qu’avec une voiture blanche.  L’étude reposait sur des données concernant 855.258 accidents.

 

Ne désirant ni être rendu responsable d’un crash boursier dont pâtirait la multinationale Dupont® ni m’aliéner l’amitié de mes semblables en leur imposant un choix de couleurs pour leur voiture, je me demande pourquoi les assureurs ne donnent pas un ‘bonus’ aux voitures claires et un ‘malus’ pour celles de couleurs dangereuses : noires, grises et sombres, vous savez… celles qui se confondent avec le bitume !

Je projette de changer de voiture mais j’hésite encore pour la couleur. Vos commentaires m’aideront à choisir ma future bagnole. Merci !

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De toutes les couleurs ! (Première partie)

Les couleurs nationales des voitures de course font maintenant partie de l’histoire, sacrifiées dès 1968 sur l’holocauste de la publicité. Dommage…

Je ne suis ni nationaliste ni chauvin mais j’aimais bien les couleurs distinctives attribuées aux pays.  En compétition automobile on doit le ’bleu de France’ symbole des rois depuis la dynastie des Capétiens, à la couleur historique des Bugatti et Gordini,  l’excellence des constructeurs français. Allez les ‘bleus’ vous connaissez ?

Le vert de la Grande-Bretagne, alias British Racing Green, vient en fait du vert irlandais, le “shamrock green”. Lauréate de la Coupe Gordon Bennett en 1902  la Grande-Bretagne se devait d’accueillir l’édition 1903 de cette compétition, mais comme le Motor Car Act limitait la vitesse sur les routes à 14 mph (environ 22 km/h) la Coupe Gordon Bennett 1903 s’exporta chez le voisin irlandais et c’est dans le comté de Kildare, au sud-ouest de Dublin, que la course se déroula. La Napier engagée par les Britanniques était donc de couleur verte, en hommage à leurs hôtes irlandais.

Le rouge de l’Italie, alias Rosso Corsa, rendu célèbre à travers le monde par Alfa Romeo, Maserati, Lancia puis plus tard la prestigieuse Scuderia Ferrari, est l’héritier des chemises rouges de Garibaldi qui en 1860 conquirent le Royaume des Deux-Siciles. La première victoire d’une voiture italienne rosso corsa fut au raid Pékin – Paris en 1907.

Le blanc de l’Allemagne vient du blason des Hohenzollern (dynastie dont l’influence se termina avec la fin du règne de l’empereur Guillaume II en 1918), couleur reprise par l’équipe nationale de football, la célèbre Mannschaft quadruple championne du monde. 

En 1934, afin d’atteindre le poids règlementaire de 750 kg pour courir dans la catégorie ‘monoplaces’ aux Coupes de l’Eifel, sur le circuit du Nürburgring, Alfred Neubauer avait fait poncer la carrosserie blanche de la Mercedes W25 de Manfred von Brauchitsch, pesée à 751 kg.

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Mercedes W 25. 400 CV. Huit cylindres en ligne à compresseur! Je vous laisse imaginer la taille du villebrequin!

Sans peinture les Mercedes respectaient le poids de la catégorie en devenant « Flèches d’argent » par l’éclat de l’aluminium. La légende des « Silver arrows » venait de naître, mythe perpétué par Rudi Caracciola puis par les virtuoses Juan Manuel Fangio et Stirling Moss dans les années 50 sans oublier Schumacher, Hamilton, Bottas et Rosberg plus récemment.

Dans les années 60 on est parfois revenu au blanc traditionnel allemand avec l’avénement du plastique notament dans les courses de côte avec le Bergspyder.

Le jaune de la Belgique vient du jaune or de son drapeau, symbolisant la sagesse. Le drapeau belge est celui de l’ancien duché de Brabant, représentant un lion d’or aux griffes et à la langue rouges, sur fond noir. 

Le blanc du Japon avec un disque rouge est directement tiré du drapeau national, Hinomaru, qui représente le soleil via un cercle rouge. Le disque rouge était présent sur le capot blanc des Honda quand l’Américain Richie Ginther imposa la monoplace japonaise en 1965 à Mexico.

L’orange fut utilisée par l’écurie McLaren entre 1966 et 1973, non pas à cause des couleurs nationales de la Nouvelle Zélande (leur drapeau renvoyant à l’Union Jack sur fond bleu avec des étoiles rouges) mais il ne restait plus d’autres couleurs suffisamment évocatrices parmi celles disponibles. Officiellement l’orange était attribué aux Pays-Bas, du fait de la dynastie Guillaume d’Orange, couleur magnifiée par les footballeurs néerlandais, les Oranje, en Coupe du Monde 1974 avec Johan Cruyff, mais mais l’absence de voitures hollandaises dans les Grands Prix permit à McLaren de s’attribuer la couleur orange !

Tout cela est maintenant de l’histoire, les carrosseries s’étant ‘prostituées’ aux couleurs des sponsors, jusqu’à peu essentiellement liés à la fumée comme le rouge Gold Leaf des Lotus, le bleu très clair des Mild Seven pour Renault, le noir des John Player Special puis le jaune Camel des Lotus. A noter que Enzo Ferrari, dans les années 1966-1980 avait déclaré à la presse : Mes voitures ne fument pas ! Ce qui ne l’a pas empêché d’associer peu de temps après le rouge Marlboro au Rosso Corsa de ses bolides.

Une info que mon ami Goupil Rouge connaît probablement mais qui peut intéresser ceux qui n’ont pas été élevés au lait de la « Jument cabrée »:

Il y a eu quelques monoplaces Ferrari de Formule 1 et 2 qui n’étaient pas rouges !

En 1964 le Commendatore s’était fâché avec la Fédération internationale de l’Automobile, protestant contre la non homologation de sa Ferrari 250 LM.

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Ferrari 250 LM

Il avait ponctuellement ‘quitté’ la Formule 1, confiant à son importateur américain Luigi Chinetti l’inscription de ses voitures pour deux Grands Prix sous les couleurs bleu et blanc du NART (North American Racing Team). Lorenzo Bandini termina 3ème  au GP du Mexique, derrière John Surtees aussi sur une Ferrari ‘azzurro e bianco’

 

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John Surtees sur la 158 F1 au GP des Etats Unis de Watkins Glen 1964 (2èmederrière Graham Hill sur BRM et devant Jo Siffert sur Brabham BRM).  Résultat suffisant pour assurer son titre de champion du monde.

Quelques Ferrari officielle jaunes.

Une 500 Formule 2 pour le pilote belge Charles de Tornaco en 1952

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et une 246 Formule 1 (Ecurie Francorchamps) en 1958 pour Olivier Gendebiens-l400.jpg

Terminons par la Ferrari 158 Formule 1 avec laquelle Gendebien termina 4ème du GP de Belgique 1961, le vainqueur était Phil Hill champion du monde. Le pilote belge connu surtout pour ses 4 victoires au Mans devança John Surtees, Dan Gurney, Jo Bonnier et Stirling Moss…  Il pilotait une

Ferrari Formule 1 JAUNE !

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Il y aura une suite plus personnelle et polémique à cet article. « Des goûts et des couleurs », vous me connaissez non ?

 

 

 

Et ce morveux qui prétendait me remplacer !

Salon de l’automobile de Genève 1969. Je viens de quitter l’Année Automobile pour collaborer aux Relations Publiques de Goodyear, Racing Division pour l’Europe. Je rencontre le fameux photographe Yves Debraine, pilier historique de l’Année Automobile. Retrouvailles, effusions, rires, chaleureuses embrassades !

Yves est accompagné d’un jeune homme timoré et sans personnalité apparente. Il nous présente : Akimismo…  ‘Untel’… (J’ai oublié son nom) « Enchanté ! » dis-je, avec un sourire correct.

Et le nouveau venu se redresse, fait une sorte de crise d’orgueil, raffinant en me snobant, la bouche en cul de poule : « Je vous ai remplacé à l’Année Automobile ! »

Mais y m’énerve ce prétentieux que j’ai de la peine à encaisser, ceci dès notre premier échange ! Je n’ai donc aucun regret à  ‘moucher’ ce petit merdeux séance tenante :

« Jeune homme, tout au plus m’avez-vous succédé, car sachez que je suis irremplaçable ! »

J’ajoute avec dédain : « Bonne chance », salue mon ami Yves et continue mon chemin. J’ai appris plus tard que ce cuistre prétentieux n’avait fait qu’un mois et demi à la rédaction de ma revue préférée. Comme quoi !