Y en a qui disent…

Attention! Ce n’est pas parce que je me couche tôt le 31 décembre que je me repose sur mes lauriers. Par exemple le deuxième volet de mon « triptyque au trident » prend forme. Mais il vous faudra quand même attendre l’année prochaine pour me lire. Et l’année prochaine aura 365 jours.

Et si Facebook disparaissait?

Y paraît… Y en a qui disent… Y z’ont dit au TJ… De sources généralement bien informées… On en a parlé au bistro…

Mais moi, je n’étais pas au courant. Enquête faite, il semblerait qu’il va se passer quelque chose cette nuit. Ah bon ! Alors ne voulant pas vous déranger (on m’a dit que c’était important pour vous !) je m’éclipse sur la pointe des pieds et vous laisse à « vos affaires » Bonne nuit (Moi je vais me coucher vers 22 heures… comme d’hab.)

Donc : Hasta el ano próximo !

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J’ai pleuré devant Jacques Brel!

Et si Facebook disparaissait?

Ce texte sera ‘reblogué’ sur Au Temps de Automobilistes puisqu’on y parle de voitures ! Il sera aussi glissé dans une nouvelle page de mon blog  :

Mes rencontres avec des célébrités

Jacques Brel nous a quitté il y a eu quarante ans hier 9 octobre. Pour moi des souvenirs qui m’avaient fait pleurer à l’époque refont surface… Acceptez que je les partage avec vous!

Nous sommes en 1971. Avec Vic Elford et Mike Parkes nous rentrons de Spa Francorchamps avec le Beechcraft Baron bimoteur de Mike. La veille, une fois de plus, nos Fiat 128 Groupe 2 ont explosé le joint de culasse, un point faible que Fiat n’a jamais accepté de corriger. Parkes, écoeuré, avait annoncé à la cantonnée : Je vais me saouler ! Et il s’est jeté sur quelques élixirs des Highlands atteignant rapidement un état éthylique auquel il n’était pas habitué mais sa décision était compréhensible vu la fatigue…

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L’été c’est pour déconner hein?

On parle de voitures… alors je partage dans ce blog. Bonnes vacances!

Et si Facebook disparaissait?

Alors entrons dans l’été. Ici 34°! Venez à l’ombre de notre terrasse où la vigne en treille, les fleurs de la passion et les néfliers s’unissent pour nous assurer la fraîcheur. Prenons ‘una caña, una copa de vino rosado en attendant que je vous raconte la dernière.

Deux mec bourrés tenant à peine sur leurs jambes sortent d’un bar. Ils cherchent leur voiture mais elle est introuvable. Ils partent chacun d’un côté de la rue pour trouver leur bagnole. Un quidam est surpris par la démarche des deux poivrots qui longent la file de voitures stationnées en passant leur bras sur le toit des véhicules. « Pouvez vous me dire ce que signifie ce manège? » « Nous cherchons notre voiture! » « Et vous penser la retrouver en tâtant les toits? »

« Oui parce que la nôtre a un gyrophare! »

Vous êtes d’accord que c’est le moment de prendre du repos hein? Dont acte. Demain…

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Diesel? On en a parlé au bistrot !

Ce coup de gueule sur Et si Facebook disparaissait fait allusion à un personnage important de l’automobile: Monsieur Rudolf Diesel. Le revoici dans Au temps des automobilistes! Bonne lecture.

Et si Facebook disparaissait?

Voici le premier texte qui sera partagé sur ma nouvelle page

On en a parlé au bistrot !

Il évoque la ‘descente aux enfers’ du moteur à allumage par compression plus connu sous le nom de son inventeur l’ingénieur allemand Rudolf Diesel et la prononciation française de termes étrangers. Tout un programme…

Les restrictions croissantes qui frappent le diesel (prôné pendant des décennies avant d’être voué aux Gémonies) ont amené les medias à nous ‘casser les organes génitaux’ quasi tous les jours dans les journaux télévisés : tricherie des constructeurs (Tous car VW n’est que la pointe émergée de l’iceberg), émissions de particules, pollution, santé… J’en oublie ?

Je ne me prononce pas sur les arguments des ‘pour’ et des ‘contre’ mais en revanche je m’insurge contre la manière ridicule avec laquelle mes amis français prononcent le nom de l’inventeur allemand, du reste né à Paris en l858 !

Coluche disait dans…

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Ivo Iattucci, le passe frontières !

Dans la série : Les mémoires d’un directeur d’écurie de course automobile.

C’était dans les années 60. Scuderia Filipinetti. Mon travail consistait notamment à gérer toute la logistique avant, pendant et après les courses. Nous avions plusieurs petits camions de moins de 3500 kg pour le transport des voitures de course Lola Cosworth ou Fiat 128 Groupe 2. On pouvait les conduire avec le permis de voiture légère. Nous avions aussi un plus gros véhicule pour le transport de la Ferrari 512F, de ses accessoires, des pièces de rechange et des outils.

Ce véhicule nécessitait bien sûr le permis poids lourd.

On m’appelle un soir à mon domicile pour un problème administratif à la douane de Courmayeur (Val d’Aoste). Il manque un papier pour le passage de notre camion en route pour Silverstone, circuit anglais que je devais rejoindre en avion le lendemain. Je saute dans mon bolide de l’époque (était-ce une Fiat Dino ou une 124 ST? Sais plus !) je passe par Genève prendre le papier manquant à mon bureau et rejoins le théâtre des opérations en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire… En ces temps là il y avait peu ou pas de radars sur les routes et vous imaginez le rodéo !

Je règle le problème administratif avec le douanier, repasse le tunnel du Mont-blanc et à Chamonix offre un café à notre chauffeur qui conduit depuis Modena.

Et d’un coup j’ai en même temps une révélation et des sueurs froides relatives à cette découverte : Le conducteur du camion est Ivo Iattucci, Napolitain, meilleur mécanicien de la péninsule, bon type, dévoué, charmant garçon mais qui n’a jamais possédé de permis de conduire poids lourd ! Et le camion est le « gros » !

  • Et il va jusqu’en Angleterre !
  • Et je suis le directeur responsable de la Scuderia !
  • Et merde !

« Ivo ! Tu es inconscient ! Et si les douaniers s’étaient intéressés au véhicule et à ton permis ? »

« Pas de problème. Pendant que je t’attendais avec les documents manquants ils ont contrôlé le camion, mon permis… tout est en ordre ! »

Je vous livre les détails de cette histoire: Ivo Iattucci, qui ne savait ni lire ni écrire (il signait ses fiches d’hôtel d’une croix… véridique !) venait de passer la frontière avec un camion de près de 10 tonnes en faisant un savant jeu d’interversion des lettres et chiffres autocollants des caractéristiques du véhicule:

Du graphisme d’origine

Tare 4100 kg

Charge utile 5100 kg

Poids total admis 9200 kg

Il avait composé, en décollant et inversant les chiffres, la nouvelle identité

Tare 1400 kg

Charge utile 1500 kg

Poids total admis 2900 kg

Et voilà le travail Monsieur le Garde Frontière! Chuis pas un imbécile, chuis douanier disait Fernand Raynaud ! Et pour faire bon poids à cette « combinazzione napolitana » je vous livre la cerise sur le gâteau. Dans le camion il y avait un moteur de réserve pour la Ferrari 512, un engin construit en son temps à moins de 30 exemplaires, développant plus de 600 CV, gros comme un container, valant au moins l’équivalent de 200’000 euros, pour lequel nous avions «oublié» le passavant. Ivo Iattucci l’a fait passer, comme plusieurs autres fois, au nez et à la barbe des douaniers, en leur susurrant qu’il s’agissait « Vous savez bien Signor Douganere, du démarreur auxiliaire, comme à Indianapolis ! »

Mon ami Ivo qui, si ma mémoire est bonne, n’avait jamais été à Indianapolis, tu as été un personnage épique…

Allez, tu es un «Dottore!» et tu as bien le droit d’apposer deux croix sur tes fiches d’hôtel. Ciao Ivo Iattucci, mi amicco napolitano !

 

 

 

 

 

 

J’ai vexé un ami motard…

(Une histoire qui rejoindra ma page Les souvenirs d’un motocycliste)

Professionnel dans le sport automobile je cultivais parallèlement ma passion pour la moto et profitais de mes accréditations pour suivre les Grands Prix moto. Ma situation familiale ne me permettait pas d’avoir ma propre bécane et je me rendais à Monza, Assen et au Circuit des Montagnes d’Auvergne comme passager de la Norton Atlas 750 de mon ami Armand. Ensuite il m’a souvent accompagné dans ma carrière professionnelle ‘auto’ comme conducteur et organisateur quand je traversais l’Europe avec le Ford Econoline de Goodyear pour faire mon job dans les relations publiques. Une petite parenthèse : Carroll Shelby avait mis son nez dans le moteur aux USA avant livraison à Genève. Il avait gardé la boîte 3 vitesses mais avait remplacé le moteur d’origine, un 2500 cc je crois par un 4 litres genre Mustang Shelby. Donc, avec l’ami Armand, nous écumions les routes de France et de Navarre à 160 km/h. Je ne vous raconte pas la tronche des conducteurs de Triumph Spitfire et de Mini Cooper quand nous les doublions…

Au Grand Prix d’Italie à Monza j’organisais et animais le stand Goodyear et Armand m’avait promis sa visite à moto. Je lui avais fait parvenir un laisser passer et lui avais annoncé une surprise !

Cette surprise avait un nom : Giacomo Agostini, 15 fois Champion du Monde.

A l’heure prévue Ago passe au stand et me demande des nouvelles de mon ami motard. Pas arrivé ! Puis passe Jean-Claude Killy à qui je demande aussi de revenir plus tard pour rencontrer un « vrai motocycliste ». Mes deux amis, immenses champions, sont revenu plusieurs fois : « Et ton pote, pas encore arrivé ? ». A la fin j’ai déclaré qu’il avait dû avoir peur de la pluie et me suis excusé auprès de Nino et Jean-Claude pour le dérangement !

Mon pauvre Armand avait tout simplement explosé le moteur de la Norton Atlas dans la montée du Grand St-Bernard ! C’était avant le téléphone portable et je n’ai su la vérité que le lundi. Quand je lui ai dit qui l’attendaient à Monza et que je les avais informé que mon pote avait eu peur de la pluie… vexé, il a fondu en larmes ! Authentique.

Précision pour mes jeunes lecteurs : c’est comme si je vous avais obtenu un rendez-vous avec Valentino Rossi et Marcel Hirscher ! Vous comprenez mieux mon ami Armand hein?

 

Premier souvenir de Monza

1964

L’Année Automobile m’envoie à Monza pour mon premier reportage au Grand Prix d’Italie de Formule 1. Pendant que je prends mes quartiers à l’hôtel Auriga au pied de la Tour Pirelli à Milan, un malintentionné casse une vitre latérale de ma DKW Junior pour une tentative de vol. Le réceptionniste téléphone une connaissance à lui en relation avec le milieu des garages. Si je me souviens bien DKW n’a jamais été importée en Italie car le système fiscal taxait les deux temps à double pour favoriser les Fiat 600. A noter que c’était de bonne guerre puisque un deux temps produit de la puissance à chaque tour contrairement à un quatre temps qui « se repose » un tour sur deux !

Donc ce jeune homme me pilote dans la banlieue de Milan où on répare les dégâts. Je lui offre un verre, l’invite à manger à l’hôtel et prend rendez-vous pour le lendemain pour l’emmener au circuit et le faire entrer avec les laisser-passer que je recevais toujours des organisateurs. Eh ! L’Année Automobile avait un certain prestige !

A l’heure dite il monte dans ma voiture avec un copain. Je remarque que deux voitures nous suivent et je précise tout de suite que je n’ai que deux laisser-passer. « Pas de problèmes, mes potes savent se débrouiller ! ». A l’arrivée au circuit je vois que mes deux passagers ont chacun un parapluie alors que le temps est bleu de chez bleu. Peut-être pour se protéger du soleil ? Nous entrons dans l’enceinte après que les cerbères aient contrôlé mon accréditation et les billets d’entrées de mes amis. Je les laisse dans la zone à laquelle ils ont droit mais avant de rejoindre la tribune de presse je les observe discrètement. De l’autre côté du treillis on hèle mes deux gaillards : «Gigi dame l’ombrello per piacere ! »

On passe les deux ‘pébroques’ contenant bien sûr les billets d’entrée à travers les mailles et du coup Monza accueille deux spectateurs de plus. Quelques mètres plus loin les nouveaux arrivants sont à leur tour hélés par d’autres potes en quête de sésames pour grossir les rangs des tifosi. Je pense avoir fait pas mal d’heureux ce jour là ! Et ils ont pu assister à la victoire d’une Ferrari pilotée par John Surtees. Pour la petite histoire signalons que Mike Hailwood pilotait une Lotus-BRM. Donc mes « petits protégés » ont pu voir 9 + 7 soit 16 titres de champions du monde moto au volant de deux Formule 1 !