Le Cyclope

L’autre jour je publiais Pause épistolaire, un blog évoquant mon projet de livre sur la vie d’un borgne avec tout ce que ça sous-entend de joies, de satisfactions, mais aussi de contraintes, de stress et de peines !

Que pensez vous d’un titre inspiré par l’écrivain finlandais Arto Paasilinna:

LE CYCLOPE QUI CROYAIT AVOIR DEUX YEUX!

L’aventure littéraire rencontre déjà de l’intérêt dans les milieux de l’édition. Affaire à suivre… mais pour l’heure nous partons pour la Cantabria et les Pyrénées à la recherche de la fraîcheur.

A ceux qui ont été baptisés par Don Alberto, le curé de Maranello, qui ont fait leurs études à Zuffenhausen, ont été sevrés au Castrol ‘R’, se parfument au sans plomb 110 octanes, ont les arbres à came en tête et respirent grâce au ‘commun rail’ j’avais promis la publication en primeur de quelques « bonnes feuilles ». Vous avez peut-être déjà lu sur mon blog « Et si Facebook disparaissait »  une autre publication originale sous le titre Je tiens parole.

Voici un chapitre d’une vie de borgne passionné pour les voitures des années 60/70 :

Parole d’autodidacte pour situer l’auteur !
Je n’ai pas fait d’études, un choix totalement assumé ! Mais la passion pour ma langue maternelle et la volonté d’y ajouter 4 langues étrangères sans ‘avouer’ un peu de Schwytzerdütsch m’ont permis de rencontrer et de côtoyer quelques personnages fameux, même que certains m’avaient accordé leur amitié:
Peter Ustinov, Salvador Dali
Juan Manuel Fangio, Giacomo Agostini et Mike Hailwood
Jean-Claude Killy, Jacques Brel, Steve McQueen, Yves Montand
Les réalisateurs américains John Frankenheimer et John Sturges
David Douglas Duncan, l’immense photographe de guerre américain qui vient de décéder à 102 ans
Ça te fout la niaque, la pêche, même la super pêche pour reprendre l’expression de l’ancien maire de Bordeaux en campagne présidentielle.
Rencontrer des gens connus et me passionner pour l’automobile des années 60-70, m’a permis de conduire des voitures prestigieuses, exceptionnelles, voire uniques… avec un seul œil !
Lamborghini Miura, Ferrari Daytona ‘aluminium’  de 440 CV, AC Cobra 7 litres, Dino Ferrari, Lamborghini Marzal, pièce unique maintenant dans un musée privé, Citroën Maserati, Martini Formule 3, Fiat Abarth 2000 OT… certaines devenues des pièces de collection valant des millions d’euros, les spécialistes apprécieront !
Mon investissement dans le monde de l’automobile a permis au borgne de piloter sur des circuits, parfois aussi conduit par des ‘pointures’ de la course automobile. Vous connaissez certains des pilotes de Formule1 qui m’ont emmené en voiture :
Juan Manuel Fangio (C’était chez lui, à Buenos Aires)
Jacky Ickx (sur l’ancien Nürburgring de 22.8 km) Il est vrai que je l’ai aussi emmené dans ma voiture à Villars dans le bassin lémanique !
Phil Hill Champion du monde 1961 (sur l’anneau de vitesse de Monza)
Michael Parkes, pilote de Formule 1 chez Ferrari qui m’a fait faire 3 tours du circuit de Monza avec la Ferrari 512 F
Johnny Servoz-Gavin pour un retour de Monza à Genève mémorable mais pas racontable !
Mais aussi
Jean Guichet vainqueur des 24 Heures du Mans 1964
Vic Elford vainqueur du Rallye de Monte Carlo 1968
Sandro Munari 4 fois vainqueur du ‘Monte’
Ove Andersson vainqueur du ‘Monte’, directeur de Toyota Formule 1
Timo Mäkinen pour quelques tours du circuit de Monthoux prés d’Annemasse avec une BMC Cooper S et Erik Carlsson avec une Saab Sonett Coupé en première mondiale lors du Salon de l’Auto de Genève 1966.
Quittons ce chapitre avant qu’on m’accuse de sacrifier au culte de la personnalité. Le but était de faire connaissance avec le ‘personnage principal’ de cette histoire. Il est temps de passer à quelques réalités moins prestigieuses, moins gratifiantes, mais pourtant réelles et vécues en nous plongeant dans la réalité d’une vie de borgne !

Pause épistolaire !

Pour mes lecteurs (-trices) qui s’étonneraient de mon peu d’interventions ces derniers temps voici une justification dont j’ai déjà parlé dans mon autre blog : Et si Facebook disparaissait. Oui, je sais que la plupart d’entre vous suit aussi les chroniques d’Akimismo ! Merci à toutes et tous. Pour les purs et durs de mon blog automobile, ceux qui ont été baptisés à Maranello, sevrés au Castrol R et qui respirent grâce au ‘commun rail’,  sachez que je n’ai pas été totalement inactif puisqu’arrivé à un âge qu’on dit avancé, prenant conscience de l’incroyable trajectoire de ma vie tumultueuse, originale, déjantée mais gratifiante, sportive, amoureuse… je vous le disais : pleine de risques (!)

le tout avec un seul œil

j’ai décidé de partager mes expériences par la rédaction de ce qui pourrait devenir un livre pour parler de la vie d’un borgne. Je pense à un titre dans le style du truculent écrivain finlandais Arto Paasilinna du genre :

LE CYCLOPE QUI CROYAIT AVOIR DEUX YEUX

Je disserte sur une pathologie (n’ayons pas peur des mots !) intéressant ceux qui me ressemblent mais aussi les professionnels de l’ophtalmologie et pourquoi pas tous les paumés en déshérence qui se posent des questions pour leur avenir. Bon, j’avoue que je suis aussi à la recherche d’un éditeur disposé à s’engager avec moi pour ma première… et probablement dernière expérience littéraire. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de ce challenge et publierai parfois quelques ‘bonnes feuilles’ de mon manuscrit.

Vous pouvez me joindre à la rubrique contact de ce blog mais aussi, plus discrètement, par courriel à :                               

akimisblog41@gmail.com

P.S. Je n’ai pas besoin d’argent et cette démarche n’a rien à voir avec une quelconque demande de fonds. Je le précise au vu des douteuses collectes qui circulent sur le ‘net’.

P.S. 2 Dans quelques jours je publierai les premières ‘bonnes feuilles’ de mon manuscrit avec un extrait qui parle d’automobiles. Vous êtes contents ?

P.S. 3 Un grand merci à mes amis du groupe Maseratitude qui me suivent et me soutiennent dans mon projet littéraire !

P.S. 4  Pour les futures longues soirées d’hiver (Je dis ça car il fait en ce moment 39° chez nous et ça va encore monter !) j’ai en préparation quelques textes originaux sur l’automobile des années 60/70. Ce n’est donc pas le moment de vous désabonner ! Merci de votre patience.

P.S. 5  Je vais rester au frais devant la télévision jusqu’à la fin du Tour de France (La bicyclette de course est une autre passion de toute ma vie !) puis départ pour la Cantabria et les Pyrénées en camping-car pour goûter à la fraîcheur. Il sera alors temps de programmer mon voyage en Suisse en octobre pour vendre mon projet. Je vous en reparlerai…

Faut-il interdire les essais de voiture autonome? (Chapitre II)

Le 25 mars 2018 j’ai publié un article sur les voitures autonomes dont je vous rappelle quelques éléments abrégés. Avec mes amicales excuses à ceux qui l’ont déjà lu. Ils peuvent passer directement à ma conclusion, faite d’éléments nouveaux dont on peut dire, pour le moins, qu’ils sont édifiants!

 

Résumé de mon blog du 23.03.2018

Une femme a été renversée en Arizona par une voiture autonome en cours d’essais. Elle est décédée.  De quoi se poser des questions, mêmes celles auxquelles nos compétences techniques n’entendent rien. Alors faut-il tout remettre en question ?  

Je dis non… mais !

3000000017369_WIDESCREEN.jpgQue l’on accepte ou non l’idée de la voiture autonome, à l’avenir il faudra de toutes façons envisager un changement radical de la manière de considérer les transports routiers individuels. Et il reste du boulot !

Uber a obtenu toutes les autorisations, sous condition que les voitures expérimentales soient sous contrôle humain à bordOn parle de chauffeur passif.

Les vidéos de la malheureuse ‘cycliste à pied’ tuée, rendues publiques par la police, donnent quelques pistes pour ‘faire mieux‘ : Par exemple la ‘vigilante’ au volant, sensée reprendre les commandes en cas de défaillance de l’électronique, payée pour ce job, j’espère à hauteur de ses responsabilités, ne donne pas l’impression d’être « à son affaire », yeux mi-clos, regard vers le bas, l’apologie de la somnolence !

Conductrice passive.png
La malheureuse « conductrice passive » au travail!

Son attitude pose une question plus large : à quoi servent ces « conducteurs de secours » lors des tests de voitures autonomes ? 

CONCLUSION ET FAITS NOUVEAUX

Accrochez-vous car ce n’est pas triste!

Je terminais mon blog en disant qu’il ne faut pas incriminer la voiture autonome mais bien les lacunes de la formation des « assistants de conduite ». C’est la vraie  faiblesse de l’histoire, ce que confirment les dernières informations :

Tant la conductrice passive (On dit conductrice de sécurité… sécurité mon cul !) que la victime avaient un très large passé délicteux et carcéral derrière elles mais les autorités de l’Arizona ont donné toutes les facilités pour que des ‘braves gens’ puissent se réinsérer dans une existence normale !  Elaine Herzenberg la cycliste tuée en traversant une autoroute à quatre voies avait de bonnes raisons d’être pressée : Avec un lourd passé de délits en relation avec la drogue elle rejoignait un camp de sans abris. Il devait y avoir urgence (!) car l’état de manque oblige souvent à prendre le chemin le plus court, même de traverser à pied une ‘highway’ à grande circulation, de nuit pour atteindre le Nirvana. Elle au moins l’aura atteint un peu plus tôt…

Quant à la conductrice passive ( très passive dirais-je ),  Rafaela Vásquez, elle avait obtenu ce job malgré un passé judiciaire loin de celui d’une enfant de chœur : Elle sortait de 5 ans de prison pour vol à mains armées (Oui à mains armées, vous aviez bien lu !). Rien d’étonnant car nous sommes aux USA et le Gouverneur d’Arzona a ‘tweeté’ qu’il était fier de permette à Uber de donner une seconde chance aux ex-prisionniers !

Force est de revenir au professionnalisme et à la responsabilisation de ceux chargés de mettre au point ce qui sera inéluctablement la technique de l’avenir, qu’on le veuille ou non! Ce n’est pas une activité pour des incapables.

Pensez-vous que la ‘grassouillette somnolente’ en charge de reprendre les commandes de la voiture autonome en cas de pépin était assez concentrée et attentive pour éviter le drame ?

Restez encore un peu. Ce n’est pas fini ! L’enquête a été très minutieuse, les ‘boîtes noires’ de la voiture analysées, les vidéos vues et revues. Rafaela Vásquez a sorti son téléphone mobile alors qu’elle avait l’obligation de maintenir en permanence ses deux mains sur le volant. Comme on la voit regarder de manière prolongée le tableau de bord ou elle avait déposé son ‘smart’ les enquêteurs ont demandé aux compagnies Netflix, Hulu et You Tube de leur fournir l’historique de la conductrice.

On sait maintenant qu’elle regardait The Voice !

What else ?

 

 

On ne renie pas son passé!

J’ai publié ce texte sur mon blog: Et si Facebook disparaissait mais je me rends compte qu’il a sa place dans cette rubrique auto. Vous êtes d’accord hein?

Mes amicales excuses à ceux qui pensent que je me répète…

J’ai regardé un peu les 24 Heures du Mans. Alors ?

« Porsche (veuillez prononcer Porschè non mais) das Auto ! »

comme ils disent dans la pub. Vous je ne sais pas mais moi je suis content : En fait c’est la victoire du groupe VW – Audi… donc de notre Škoda

Quand je pense que ces ‘cons’ d’Américains, incapables de mettre au point un moteur Diesel convenable ont fait ‘chier’ le fabriquant allemand, l’accusant de tricher en matière de pollution (du reste pas plus que Renault, Peugeot et les autres hein ?) avec son 2 litres TDI et ont ensuite élu un ectoplasme de président qui renie les décisions mondiales sur l’environnement… oui quand j’y pense je suis heureux qu’aux 24 Heures, en catégorie GT, un Anglais sur Aston-Martin ait ‘foutu la pâtée’ dans le dernier tour à une Chevrolet Corvette américaine. Na !

Frontière ça rime avec chicanière ?

Cet article a déjà été publié dans mon blog 
« Et si Facebook disparaissait? »
Le revoici pour les nouveaux lecteurs! Oui, je sais que certains vont dire que je me répète mais tout le monde n’a pas encore lu « Et si Facebook disparaissait » hein?

Fernand Reynaud disait: Chuis pas un imbécile, chuis douanier!

La course se déroulait au Salzburgring. Je dormais déjà dans un confortable hôtel de la ville de Mozart. Minuit. Téléphone ! Les mécaniciens de mon équipe qui ne parlent pas un mot d’allemand sont bloqués à la douane du Brenner et il va donc falloir quitter mon doux Requiem pour faire 120 km à des vitesses que la morale et la loi réprouvent, pour dénouer ce sac de nœuds. Merde alors !

Georges Filipinetti, mon patron, avait des principes : toutes ses voitures de course, de la simple Tourisme à la Formule 1 étaient immatriculées. Il obtenait des plaques GE (Genève) sans que ses bolides n’entrent jamais sur le territoire de Calvin. C’est beau d’être ambassadeur de San Marino auprès de l’ONU, d’avoir des relations… et quelques arguments financiers. Il évitait ainsi d’avoir à verser des sommes colossales comme garantie douanière ou de constituer des triptyques aussi chiants que générateurs de tracasseries administratives !

Il y avait parfois des complications. Au Brenner ce fût le cas ! Nous sommes tombé sur un douanier porteur d’œillères (pléonasme !) mais le seul gabelou d’Europe connaissant bien son sujet! Règlement à l’appui nous venions d’apprendre qu’en ce temps là une voiture, qu’elle fût de course ou de route, sur une remorque, devait avoir un passavant ou un triptyque. Si elle était immatriculée elle pouvait passer sans ces documents douaniers, mais sur ses roues! Point final. Dans le cas qui nous occupe et au vu de l’esprit borné des cerbères autrichiens, j’ai fait en sorte que la farce tourne franchement au vaudeville et j’en ris encore. Il est deux heures et demie du matin.

« Donc les deux voitures, des Fiat 128 de Groupe 2, de plus de 160 CV,  échappement libre, doivent passer sur la route? » « Ja wohl! » « Kein Problem ! »

Nous basculons les rampes d’accès du camion, de sa remorque et déchargeons avec précaution les deux bolides. Un mécanicien dans l’une et votre serviteur, trop ravi de l’aubaine, dans l’autre. C’est vrai qu’à ce moment précis, je me prenais pour Juan Manuel Fangio, Jackie Stewart et même pour le bébé qui allait se faire connaître plus tard sous le nom de Michael Schumacher ! Moteur ! Je devrais dire MOTEUR ou même MOTEUR ! Vous avez compris le gag. Vroum Vroum Vroum Vroum et VROUM VROUM !

Le Salzkammergut et le St. Wolfgang See tremblent … l’Auberge du Cheval Blanc se lézarde ! C’est un enfer nocturne de décibels dans ce  havre de paix tyrolien ! Le douanier :

«Bon, ça suffit… ces voitures ne sont pas conformes !» «Si, si, vous voyez bien qu’elles sont immatriculées, ont une carte grise, donc ‘légales’… et c’est même pourquoi vous nous les avez fait décharger!» «Mais passez donc cette frontière et qu’on en termine avec ce vacarme!» «Désolé, mais ce genre de moteur nécessite d’être longuement chauffé avant de pouvoir fonctionner sans dommage pour la mécanique, un peu comme si vous pensiez bricoler votre épouse Brunehilde sans faire les indispensables échauffements préliminaires!»

Revroum vroum et même, pendant plus de 3 minutes, vroum VROUM !

«Bon les gars, assez rigolé, les moteurs sont à la bonne température et surtout… mon lit douillet de Salzbourg m’attend».  Alors gaz!

Sur ce genre de machines, pas question de chercher le point de friction de l’embrayage comme on vous l’a enseigné à l’auto école car il «cramerait». Il faut coller les disques en lâchant la pédale d’un coup. Comme on ne va pas risquer de caler devant ces messieurs de la Douane, on maintient le compte tours à 7000 tours/minutes et le départ d’Italie s’effectue comme à la télévision, dans un formidable tintamarre, une scène digne de la chevauchée des Walkyries ou de Easy Rider avec nuage de fumée, odeur d’huile surchauffée, de pneus et de bitume brûlés. Les deux voitures accélèrent en un  burning parfait et on plante les freins 40 mètres plus loin… en Autriche ! La douane est passée légalement. Ouf ! On recharge les voitures. On salue les hommes de la loi frontalière, trop heureux de voir s’achever le dernier acte de ce charivari Dantesque et Wagnérien et pour ce qui me concerne : Direction l’hôtel de Salzburg pour terminer cette nuit mozartienne au son de Die Kleine Nachtmusik, version racing 130 décibels.

Ach wie schön sind die Träumen! Gute Nacht! Vroum Vroum Vroum…

Le dernier pour la route

Cet article a déjà été publié dans mon blog  « Et si Facebook disparaissait? » Le revoici pour les nouveaux lecteurs!

Ne tombez pas dans le panneau!

« Merci de ne pas rouler trop vite ! » vu récemment en France

« Radar, 137 permis retirés » vu en Suisse au début d’un chantier routier

Ridicule!
Espérer de la responsabilité chez un conducteur d’automobile c’est comme imaginer de la probité chez un homme politique…

Je milite pourtant pour moins de police et plus de civisme. Je préférerais que chacun, s’il en est capable, puisse rouler à la vitesse qu’il peut assumer et surtout qu’il estime adaptée au trajet qu’il emprunte. Comme ce n’est jamais le cas, on édicte des lois. Désolé!

Et une loi, aussi impopulaire qu’elle soit, il faut l’appliquer, démocratiquement et avec rigueur. Malheureusement!

La seule solution est donc de réprimer, châtaigner, tailler, ‘corvéer’, ‘cœrcitiver’, amender, emprisonner. Radars plus nombreux, plus secrets et plus performants, amendes plus salées, plus de gendarmes (les vrais… pas les couchés !) Et surtout abandonner les conseils gnan gnan et passer aux panneaux qui frappent :

  • Excès de vitesse…  On te botte les fesses !
  •  Hypocondriaque… Reste à la baraque !
  •  Ralentis connard… On va te foutre au chtar !
  • Plus de 130 à l’heure… On t’a dans le viseur !
  •  Encore plus vite… On commence la poursuite !
  •  Sur la troisième voie… Nos cameras te voient !
  •  Et le panneau 100 tu l’as vu… Trou du cul ?
  •  Respecte le code: Ni gastéropode… Ni guépard…  Gare au radar !
  •  Ferrari Aston… T’as des ronds… Mais 220 tout rond… T’es un vrai con!
  • On va te photographier… Imbécile à chier !
  •  Espèce d’ignare… Tu vas nulle part !
  •  200 à l’heure…  Où est ton honneur ?
  •  Malgré ta bonne bouille… On t’arrachera les couilles
  •  Tu vas tomber dans le vide… Mongoloïde !
  •  A 160 mon mignon Tu fais le fanfaron Mais tu seras marron Avec ton permis dans le croupion
  •  Eh ! l’énergumène… Quel train tu mènes !
  •  Irréductible conduisant… Foutez-moi ça dedans !
  •  A cette vitesse là… Tu n’y échapperas pas !
  •  8000 tours…T’es à la bourre… Attention : le hic… V’là les flics !
  •  Tu fais le paon… Au volant… Ralentis… La police te suit !
  •  Et les freins… C’est pour les crétins ? Même avec une Prius… Tranquilo moderatus!
  •  200 à l’heure ? Panne d’accélérateur ? Tu t’fous de la loi… Même en Toyota !
  •  Conduire à ce train d’enfer… Te conduit chez Lucifer
  •  Putain quel tapage…  Gare au dérapage 
Et pour finir, ma préférée :
Chauffard misérable
Ta future veuve est encore baisable !

Jacky Ickx

Cet article a déjà été publié dans mon blog 
« Et si Facebook disparaissait? »
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Arrivée des 24 Heures du Mans il y a quelques années. Je regarde la fin de l’épreuve à la TV et je retiens une image forte, très forte de Jacky Ickx prenant dans ses bras son successeur recordman de victoires au Mans, le danois Tom Kristensen avec des larmes dans les yeux en lui témoignant sa sympathie pour le décès d’un de ses compatriotes en début de course. L’instant m’a bouleversé car c’était la deuxième fois que je voyais pleurer Jacky Ickx…

La première, c’était en 1969, à Villars sur Ollon. Avec Jack Brabham, Giacomo Agostini, et Jacky Ickx nous étions les hôtes d’un célèbre personnage du sport automobile qui y possédait un très grand chalet luxueux. Je précise que si j’étais en si bonne compagnie c’est que je travaillais pour notre amphitryon.

Je ne donnerai pas son nom pour deux raisons: 1° Ce n’était pas un ami des animaux et 2°… il est mort!

Il avait deux superbes labradors qu’il se plaisait à rouer de coups pour bien montrer qui commandait dans sa demeure. Au retour d’une escapade le plus viril des deux quadrupèdes s’était pris des coups de pieds, de bâton et j’en passe. Il était 10 heures du matin et j’avais surpris Jacky en pleurs à la vue de la scène. J’entends encore ses paroles à mon oreille: (vous pouvez y mettre l’accent belge qu’il avait bien plus prononcé qu’actuellement…)

«Viens ‘mon bon Norbert’, allons prendre un café au village»

C’est ce que nous avons fait. Je le conduisais car il était venu en avion et il était resté silencieux durant le trajet du chalet au patelin. Nous avions pris le café sur une terrasse ensoleillée et celui qui allait devenir sextuple vainqueur des 24 Heures n’avait pas dit un mot au sujet de la scène de maltraitance animale. Mais il n’était pas nécessaire de parler pour partager une certaine idée de la décence…

Quand je l’ai vu tout à l’heure avec Tom, que j’ai vu ses larmes, j’ai été content d’être seul devant l’écran et que personne n’ait vu que moi aussi je faisais une crise de larmes…

Je roule au nucléaire

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« Et si Facebook disparaissait? »
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Dans l’hexagone on prend vraiment les gens pour des abrutis chroniques et je le prouve avec la photo ci-dessous. Sur les bornes de recharge des voitures électriques on a placé ce panneau de la plus parfaite mauvaise foi prétendant que l’énergie délivrée était d’origine renouvelable :

De qui se moque-t-on?

Sachant qu’en France 75% de l’électricité est d’origine nucléaire un petit rappel est nécessaire: le nucléaire fonctionne avec de l’URANIUM, un minerai NON RENOUVELABLE et surtout en voie d’épuisement. (Vous pouvez vérifier, c’est avéré !)

Pour la suite il faudra avoir recours à des techniques d’extraction très coûteuses pas encore au point ou prier Saint François, Saint Nicolas ou Saint Emmanuel pour qu’on découvre de nouveaux gisements! Donc l’énergie nécessaire à la production d’électricité pour les voitures n’est pas plus renouvelable que le pétrole. Qui a dit  « en France on a pas d’uranium mais des idées? »

Amis Français on vous ment, on vous bourre le mou et on vous prend pour des demeurés. J’ajoute (un peu vicieusement d’accord!) que cette photo a été prise dans le département de la Corrèze (authentique) terre natale de l’un des plus grands menteurs de l’histoire.

Pour finir je suggère qu’on remplace le fallacieux argument «énergie renouvelable» par un grand autocollant à arborer obligatoirement sur cette absurde stupidité de voiture électrique:

JE ROULE AU NUCLEAIRE

Il y a toujours une solution napolitaine !

Né en 1931 l’ingénieur automobile Michael Parkes, était le concepteur de l’Hillman Imp, première voiture anglaise à moteur arrière. Il s’est tué ‘sur la route’ en 1977. Adios Mike mon ami.

Il a fait toute sa carrière en Italie, notamment en tant que pilote de Formule 1 chez Ferrari et a terminé sa carrière comme Directeur technique de la Scuderia Filipinetti que je dirigeais au plan sportif. Nous avions bureaux d’études et ateliers à Formigine, dans la banlieue de Modène, à quelques encablures de Maranello le sanctuaire de Ferrari. A chaque question, commentaire ou objection du ‘P’tit Suisse’ propre en ordre et respectueux des normes, il me disait :

 Tout problème a sa solution napolitaine !

Si une voiture ne respectait pas la norme minimum de garde au sol « l’ingeniere » attirait l’attention des commissaires sportifs en signant des autographes (Eh ! Un pilote célèbre ça peut aider !) et pendant ce temps trois mécaniciens et votre serviteur poussions le prototype au contrôle technique, profitant du manque d’attention des officiels  pour soulever tous ensemble, discrètement, la carrosserie aux passages de roues lors du test de gabarit. La voiture ne touchait pas la cale et la garde au sol était respectée !

Si un prototype était refusé à un contrôle à Monza… Bon c’est un mauvais exemple: Une voiture présentée par l’ingénieur Parkes n’était jamais refusée en Italie ! Mais c’est pourtant vrai que le prototype Ferrari 512F avait été refusé aux 24 Heures du Mans car inférieur de 35 kg au poids minimum admis pour cette catégorie. Nous avions repassé le contrôle plus tard (nous observions le tournus des changement de commissaires !) avec une voiture aux normes pondérales…

Votre serviteur avait entraîné sa tronche pessimiste pour déclarer: « Quelle merde cette voiture… jamais elle va terminer la course: elle consomme autant d’huile de que d’essence! ». Nous avions ajouté une lourde caisse à outils cachée tout au fond de l’habitacle, près des pédales, ajoutant encore une quinzaine de boîtes d’huile bien visibles réparties dans l’habitacle. Pour les non initiés, sachez qu’un prototype laisse au pilote autant de place qu’une Formule 1. Il aurait été tout simplement impossible d’entrer dans cette voiture avec la caisse à outils et les boîtes d’huile mais les ‘chefs’ étaient trop occupés à se faire photographier avec Mike Parkes et le jour de la course il n’y avait pas de contrôle. Votre directeur sportif préféré pouvait reprendre sa mine normale de bon type en pleine confiance pour la course même si cette voiture pilotée par Mike Parkes et Henri Pescarolo n’a pas terminé les 24 Heures du Mans 1971.

Autres temps, autres mœurs !

P.S. J’ai fait quelques tours du circuit de Monza dans cette voiture. Je vous raconterai l’histoire une autre fois!