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On ne renie pas son passé!

J’ai publié ce texte sur mon blog: Et si Facebook disparaissait mais je me rends compte qu’il a sa place dans cette rubrique auto. Vous êtes d’accord hein?

Mes amicales excuses à ceux qui pensent que je me répète…

J’ai regardé un peu les 24 Heures du Mans. Alors ?

« Porsche (veuillez prononcer Porschè non mais) das Auto ! »

comme ils disent dans la pub. Vous je ne sais pas mais moi je suis content : En fait c’est la victoire du groupe VW – Audi… donc de notre Škoda

Quand je pense que ces ‘cons’ d’Américains, incapables de mettre au point un moteur Diesel convenable ont fait ‘chier’ le fabriquant allemand, l’accusant de tricher en matière de pollution (du reste pas plus que Renault, Peugeot et les autres hein ?) avec son 2 litres TDI et ont ensuite élu un ectoplasme de président qui renie les décisions mondiales sur l’environnement… oui quand j’y pense je suis heureux qu’aux 24 Heures, en catégorie GT, un Anglais sur Aston-Martin ait ‘foutu la pâtée’ dans le dernier tour à une Chevrolet Corvette américaine. Na !

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Frontière ça rime avec chicanière ?

Cet article a déjà été publié dans mon blog 
« Et si Facebook disparaissait? »
Le revoici pour les nouveaux lecteurs! Oui, je sais que certains vont dire que je me répète mais tout le monde n’a pas encore lu « Et si Facebook disparaissait » hein?

Fernand Reynaud disait: Chuis pas un imbécile, chuis douanier!

La course se déroulait au Salzburgring. Je dormais déjà dans un confortable hôtel de la ville de Mozart. Minuit. Téléphone ! Les mécaniciens de mon équipe qui ne parlent pas un mot d’allemand sont bloqués à la douane du Brenner et il va donc falloir quitter mon doux Requiem pour faire 120 km à des vitesses que la morale et la loi réprouvent, pour dénouer ce sac de nœuds. Merde alors !

Georges Filipinetti, mon patron, avait des principes : toutes ses voitures de course, de la simple Tourisme à la Formule 1 étaient immatriculées. Il obtenait des plaques GE (Genève) sans que ses bolides n’entrent jamais sur le territoire de Calvin. C’est beau d’être ambassadeur de San Marino auprès de l’ONU, d’avoir des relations… et quelques arguments financiers. Il évitait ainsi d’avoir à verser des sommes colossales comme garantie douanière ou de constituer des triptyques aussi chiants que générateurs de tracasseries administratives !

Il y avait parfois des complications. Au Brenner ce fût le cas ! Nous sommes tombé sur un douanier porteur d’œillères (pléonasme !) mais le seul gabelou d’Europe connaissant bien son sujet! Règlement à l’appui nous venions d’apprendre qu’en ce temps là une voiture, qu’elle fût de course ou de route, sur une remorque, devait avoir un passavant ou un triptyque. Si elle était immatriculée elle pouvait passer sans ces documents douaniers, mais sur ses roues! Point final. Dans le cas qui nous occupe et au vu de l’esprit borné des cerbères autrichiens, j’ai fait en sorte que la farce tourne franchement au vaudeville et j’en ris encore. Il est deux heures et demie du matin.

« Donc les deux voitures, des Fiat 128 de Groupe 2, de plus de 160 CV,  échappement libre, doivent passer sur la route? » « Ja wohl! » « Kein Problem ! »

Nous basculons les rampes d’accès du camion, de sa remorque et déchargeons avec précaution les deux bolides. Un mécanicien dans l’une et votre serviteur, trop ravi de l’aubaine, dans l’autre. C’est vrai qu’à ce moment précis, je me prenais pour Juan Manuel Fangio, Jackie Stewart et même pour le bébé qui allait se faire connaître plus tard sous le nom de Michael Schumacher ! Moteur ! Je devrais dire MOTEUR ou même MOTEUR ! Vous avez compris le gag. Vroum Vroum Vroum Vroum et VROUM VROUM !

Le Salzkammergut et le St. Wolfgang See tremblent … l’Auberge du Cheval Blanc se lézarde ! C’est un enfer nocturne de décibels dans ce  havre de paix tyrolien ! Le douanier :

«Bon, ça suffit… ces voitures ne sont pas conformes !» «Si, si, vous voyez bien qu’elles sont immatriculées, ont une carte grise, donc ‘légales’… et c’est même pourquoi vous nous les avez fait décharger!» «Mais passez donc cette frontière et qu’on en termine avec ce vacarme!» «Désolé, mais ce genre de moteur nécessite d’être longuement chauffé avant de pouvoir fonctionner sans dommage pour la mécanique, un peu comme si vous pensiez bricoler votre épouse Brunehilde sans faire les indispensables échauffements préliminaires!»

Revroum vroum et même, pendant plus de 3 minutes, vroum VROUM !

«Bon les gars, assez rigolé, les moteurs sont à la bonne température et surtout… mon lit douillet de Salzbourg m’attend».  Alors gaz!

Sur ce genre de machines, pas question de chercher le point de friction de l’embrayage comme on vous l’a enseigné à l’auto école car il «cramerait». Il faut coller les disques en lâchant la pédale d’un coup. Comme on ne va pas risquer de caler devant ces messieurs de la Douane, on maintient le compte tours à 7000 tours/minutes et le départ d’Italie s’effectue comme à la télévision, dans un formidable tintamarre, une scène digne de la chevauchée des Walkyries ou de Easy Rider avec nuage de fumée, odeur d’huile surchauffée, de pneus et de bitume brûlés. Les deux voitures accélèrent en un  burning parfait et on plante les freins 40 mètres plus loin… en Autriche ! La douane est passée légalement. Ouf ! On recharge les voitures. On salue les hommes de la loi frontalière, trop heureux de voir s’achever le dernier acte de ce charivari Dantesque et Wagnérien et pour ce qui me concerne : Direction l’hôtel de Salzburg pour terminer cette nuit mozartienne au son de Die Kleine Nachtmusik, version racing 130 décibels.

Ach wie schön sind die Träumen! Gute Nacht! Vroum Vroum Vroum…
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Le dernier pour la route

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Ne tombez pas dans le panneau!

« Merci de ne pas rouler trop vite ! » vu récemment en France

« Radar, 137 permis retirés » vu en Suisse au début d’un chantier routier

Ridicule!
Espérer de la responsabilité chez un conducteur d’automobile c’est comme imaginer de la probité chez un homme politique…

Je milite pourtant pour moins de police et plus de civisme. Je préférerais que chacun, s’il en est capable, puisse rouler à la vitesse qu’il peut assumer et surtout qu’il estime adaptée au trajet qu’il emprunte. Comme ce n’est jamais le cas, on édicte des lois. Désolé!

Et une loi, aussi impopulaire qu’elle soit, il faut l’appliquer, démocratiquement et avec rigueur. Malheureusement!

La seule solution est donc de réprimer, châtaigner, tailler, ‘corvéer’, ‘cœrcitiver’, amender, emprisonner. Radars plus nombreux, plus secrets et plus performants, amendes plus salées, plus de gendarmes (les vrais… pas les couchés !) Et surtout abandonner les conseils gnan gnan et passer aux panneaux qui frappent :

  • Excès de vitesse…  On te botte les fesses !
  •  Hypocondriaque… Reste à la baraque !
  •  Ralentis connard… On va te foutre au chtar !
  • Plus de 130 à l’heure… On t’a dans le viseur !
  •  Encore plus vite… On commence la poursuite !
  •  Sur la troisième voie… Nos cameras te voient !
  •  Et le panneau 100 tu l’as vu… Trou du cul ?
  •  Respecte le code: Ni gastéropode… Ni guépard…  Gare au radar !
  •  Ferrari Aston… T’as des ronds… Mais 220 tout rond… T’es un vrai con!
  • On va te photographier… Imbécile à chier !
  •  Espèce d’ignare… Tu vas nulle part !
  •  200 à l’heure…  Où est ton honneur ?
  •  Malgré ta bonne bouille… On t’arrachera les couilles
  •  Tu vas tomber dans le vide… Mongoloïde !
  •  A 160 mon mignon Tu fais le fanfaron Mais tu seras marron Avec ton permis dans le croupion
  •  Eh ! l’énergumène… Quel train tu mènes !
  •  Irréductible conduisant… Foutez-moi ça dedans !
  •  A cette vitesse là… Tu n’y échapperas pas !
  •  8000 tours…T’es à la bourre… Attention : le hic… V’là les flics !
  •  Tu fais le paon… Au volant… Ralentis… La police te suit !
  •  Et les freins… C’est pour les crétins ? Même avec une Prius… Tranquilo moderatus!
  •  200 à l’heure ? Panne d’accélérateur ? Tu t’fous de la loi… Même en Toyota !
  •  Conduire à ce train d’enfer… Te conduit chez Lucifer
  •  Putain quel tapage…  Gare au dérapage 
Et pour finir, ma préférée :
Chauffard misérable
Ta future veuve est encore baisable !
Histoires vécues·Les pilotes·Publié sur "Et si Facebook..."

Jacky Ickx

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« Et si Facebook disparaissait? »
Le revoici pour les nouveaux lecteurs, avec mes affectueuses excuses à ceux qui pensent que je radote!

Arrivée des 24 Heures du Mans il y a quelques années. Je regarde la fin de l’épreuve à la TV et je retiens une image forte, très forte de Jacky Ickx prenant dans ses bras son successeur recordman de victoires au Mans, le danois Tom Kristensen avec des larmes dans les yeux en lui témoignant sa sympathie pour le décès d’un de ses compatriotes en début de course. L’instant m’a bouleversé car c’était la deuxième fois que je voyais pleurer Jacky Ickx…

La première, c’était en 1969, à Villars sur Ollon. Avec Jack Brabham, Giacomo Agostini, et Jacky Ickx nous étions les hôtes d’un célèbre personnage du sport automobile qui y possédait un très grand chalet luxueux. Je précise que si j’étais en si bonne compagnie c’est que je travaillais pour notre amphitryon.

Je ne donnerai pas son nom pour deux raisons: 1° Ce n’était pas un ami des animaux et 2°… il est mort!

Il avait deux superbes labradors qu’il se plaisait à rouer de coups pour bien montrer qui commandait dans sa demeure. Au retour d’une escapade le plus viril des deux quadrupèdes s’était pris des coups de pieds, de bâton et j’en passe. Il était 10 heures du matin et j’avais surpris Jacky en pleurs à la vue de la scène. J’entends encore ses paroles à mon oreille: (vous pouvez y mettre l’accent belge qu’il avait bien plus prononcé qu’actuellement…)

«Viens ‘mon bon Norbert’, allons prendre un café au village»

C’est ce que nous avons fait. Je le conduisais car il était venu en avion et il était resté silencieux durant le trajet du chalet au patelin. Nous avions pris le café sur une terrasse ensoleillée et celui qui allait devenir sextuple vainqueur des 24 Heures n’avait pas dit un mot au sujet de la scène de maltraitance animale. Mais il n’était pas nécessaire de parler pour partager une certaine idée de la décence…

Quand je l’ai vu tout à l’heure avec Tom, que j’ai vu ses larmes, j’ai été content d’être seul devant l’écran et que personne n’ait vu que moi aussi je faisais une crise de larmes…

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Je roule au nucléaire

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« Et si Facebook disparaissait? »
Le revoici pour les nouveaux lecteurs, avec mes affectueuses excuses à ceux qui pensent que je radote!

Dans l’hexagone on prend vraiment les gens pour des abrutis chroniques et je le prouve avec la photo ci-dessous. Sur les bornes de recharge des voitures électriques on a placé ce panneau de la plus parfaite mauvaise foi prétendant que l’énergie délivrée était d’origine renouvelable :

De qui se moque-t-on?

Sachant qu’en France 75% de l’électricité est d’origine nucléaire un petit rappel est nécessaire: le nucléaire fonctionne avec de l’URANIUM, un minerai NON RENOUVELABLE et surtout en voie d’épuisement. (Vous pouvez vérifier, c’est avéré !)

Pour la suite il faudra avoir recours à des techniques d’extraction très coûteuses pas encore au point ou prier Saint François, Saint Nicolas ou Saint Emmanuel pour qu’on découvre de nouveaux gisements! Donc l’énergie nécessaire à la production d’électricité pour les voitures n’est pas plus renouvelable que le pétrole. Qui a dit  « en France on a pas d’uranium mais des idées? »

Amis Français on vous ment, on vous bourre le mou et on vous prend pour des demeurés. J’ajoute (un peu vicieusement d’accord!) que cette photo a été prise dans le département de la Corrèze (authentique) terre natale de l’un des plus grands menteurs de l’histoire.

Pour finir je suggère qu’on remplace le fallacieux argument «énergie renouvelable» par un grand autocollant à arborer obligatoirement sur cette absurde stupidité de voiture électrique:

JE ROULE AU NUCLEAIRE

Histoires vécues·Publié sur "Et si Facebook..."

Il y a toujours une solution napolitaine !

Né en 1931 l’ingénieur automobile Michael Parkes, était le concepteur de l’Hillman Imp, première voiture anglaise à moteur arrière. Il s’est tué ‘sur la route’ en 1977. Adios Mike mon ami.

Il a fait toute sa carrière en Italie, notamment en tant que pilote de Formule 1 chez Ferrari et a terminé sa carrière comme Directeur technique de la Scuderia Filipinetti que je dirigeais au plan sportif. Nous avions bureaux d’études et ateliers à Formigine, dans la banlieue de Modène, à quelques encablures de Maranello le sanctuaire de Ferrari. A chaque question, commentaire ou objection du ‘P’tit Suisse’ propre en ordre et respectueux des normes, il me disait :

 Tout problème a sa solution napolitaine !

Si une voiture ne respectait pas la norme minimum de garde au sol « l’ingeniere » attirait l’attention des commissaires sportifs en signant des autographes (Eh ! Un pilote célèbre ça peut aider !) et pendant ce temps trois mécaniciens et votre serviteur poussions le prototype au contrôle technique, profitant du manque d’attention des officiels  pour soulever tous ensemble, discrètement, la carrosserie aux passages de roues lors du test de gabarit. La voiture ne touchait pas la cale et la garde au sol était respectée !

Si un prototype était refusé à un contrôle à Monza… Bon c’est un mauvais exemple: Une voiture présentée par l’ingénieur Parkes n’était jamais refusée en Italie ! Mais c’est pourtant vrai que le prototype Ferrari 512F avait été refusé aux 24 Heures du Mans car inférieur de 35 kg au poids minimum admis pour cette catégorie. Nous avions repassé le contrôle plus tard (nous observions le tournus des changement de commissaires !) avec une voiture aux normes pondérales…

Votre serviteur avait entraîné sa tronche pessimiste pour déclarer: « Quelle merde cette voiture… jamais elle va terminer la course: elle consomme autant d’huile de que d’essence! ». Nous avions ajouté une lourde caisse à outils cachée tout au fond de l’habitacle, près des pédales, ajoutant encore une quinzaine de boîtes d’huile bien visibles réparties dans l’habitacle. Pour les non initiés, sachez qu’un prototype laisse au pilote autant de place qu’une Formule 1. Il aurait été tout simplement impossible d’entrer dans cette voiture avec la caisse à outils et les boîtes d’huile mais les ‘chefs’ étaient trop occupés à se faire photographier avec Mike Parkes et le jour de la course il n’y avait pas de contrôle. Votre directeur sportif préféré pouvait reprendre sa mine normale de bon type en pleine confiance pour la course même si cette voiture pilotée par Mike Parkes et Henri Pescarolo n’a pas terminé les 24 Heures du Mans 1971.

Autres temps, autres mœurs !

P.S. J’ai fait quelques tours du circuit de Monza dans cette voiture. Je vous raconterai l’histoire une autre fois!