Jacky Ickx

Cet article a déjà été publié dans mon blog 
« Et si Facebook disparaissait? »
Le revoici pour les nouveaux lecteurs, avec mes affectueuses excuses à ceux qui pensent que je radote!

Arrivée des 24 Heures du Mans il y a quelques années. Je regarde la fin de l’épreuve à la TV et je retiens une image forte, très forte de Jacky Ickx prenant dans ses bras son successeur recordman de victoires au Mans, le danois Tom Kristensen avec des larmes dans les yeux en lui témoignant sa sympathie pour le décès d’un de ses compatriotes en début de course. L’instant m’a bouleversé car c’était la deuxième fois que je voyais pleurer Jacky Ickx…

La première, c’était en 1969, à Villars sur Ollon. Avec Jack Brabham, Giacomo Agostini, et Jacky Ickx nous étions les hôtes d’un célèbre personnage du sport automobile qui y possédait un très grand chalet luxueux. Je précise que si j’étais en si bonne compagnie c’est que je travaillais pour notre amphitryon.

Je ne donnerai pas son nom pour deux raisons: 1° Ce n’était pas un ami des animaux et 2°… il est mort!

Il avait deux superbes labradors qu’il se plaisait à rouer de coups pour bien montrer qui commandait dans sa demeure. Au retour d’une escapade le plus viril des deux quadrupèdes s’était pris des coups de pieds, de bâton et j’en passe. Il était 10 heures du matin et j’avais surpris Jacky en pleurs à la vue de la scène. J’entends encore ses paroles à mon oreille: (vous pouvez y mettre l’accent belge qu’il avait bien plus prononcé qu’actuellement…)

«Viens ‘mon bon Norbert’, allons prendre un café au village»

C’est ce que nous avons fait. Je le conduisais car il était venu en avion et il était resté silencieux durant le trajet du chalet au patelin. Nous avions pris le café sur une terrasse ensoleillée et celui qui allait devenir sextuple vainqueur des 24 Heures n’avait pas dit un mot au sujet de la scène de maltraitance animale. Mais il n’était pas nécessaire de parler pour partager une certaine idée de la décence…

Quand je l’ai vu tout à l’heure avec Tom, que j’ai vu ses larmes, j’ai été content d’être seul devant l’écran et que personne n’ait vu que moi aussi je faisais une crise de larmes…

Je roule au nucléaire

Cet article a déjà été publié dans mon blog
« Et si Facebook disparaissait? »
Le revoici pour les nouveaux lecteurs, avec mes affectueuses excuses à ceux qui pensent que je radote!

Dans l’hexagone on prend vraiment les gens pour des abrutis chroniques et je le prouve avec la photo ci-dessous. Sur les bornes de recharge des voitures électriques on a placé ce panneau de la plus parfaite mauvaise foi prétendant que l’énergie délivrée était d’origine renouvelable :

De qui se moque-t-on?

Sachant qu’en France 75% de l’électricité est d’origine nucléaire un petit rappel est nécessaire: le nucléaire fonctionne avec de l’URANIUM, un minerai NON RENOUVELABLE et surtout en voie d’épuisement. (Vous pouvez vérifier, c’est avéré !)

Pour la suite il faudra avoir recours à des techniques d’extraction très coûteuses pas encore au point ou prier Saint François, Saint Nicolas ou Saint Emmanuel pour qu’on découvre de nouveaux gisements! Donc l’énergie nécessaire à la production d’électricité pour les voitures n’est pas plus renouvelable que le pétrole. Qui a dit  « en France on a pas d’uranium mais des idées? »

Amis Français on vous ment, on vous bourre le mou et on vous prend pour des demeurés. J’ajoute (un peu vicieusement d’accord!) que cette photo a été prise dans le département de la Corrèze (authentique) terre natale de l’un des plus grands menteurs de l’histoire.

Pour finir je suggère qu’on remplace le fallacieux argument «énergie renouvelable» par un grand autocollant à arborer obligatoirement sur cette absurde stupidité de voiture électrique:

JE ROULE AU NUCLEAIRE

Juan Manuel Fangio au GP d’Allemagne en 1957

En guise de souhaits de bienvenue sur mon nouveau blog voici un petit texte d’anthologie historique:

Un rappel de faits qui ont 60 ans…

La Nord Schleife, soit l’ancien circuit du Nürburgring mesure 22.8 km. En ces temps là on ne parlait pas encore de télémétrie et de liaisons radio avec les pilotes. Les commissaires le long du circuit n’avaient aucun moyen de communication avec la direction de course. Demandez à Niki Lauda ce qu’il pense de cette piste, lui qui a failli cramer loin des témoins. Il était exclu d’avoir recours à la radio dans cette forêt dense de l’Eiffel… Autres temps! Ces quelques précisions pour vous situer la chronique. J’ai écrit ce texte basé partiellement sur des documents d’époque authentiques, notamment les paroles de Marcello Giambertone, l’homme de confiance et manager de Fangio! Je n’avais que 16 ans mais me souviens d’avoir vécu ce Grand Prix devant ma radio, avec le délire des reporters argentins en arrière plan, je vous le dis: du grand guignol.

Voici l’histoire:

Grosser Preis von Deutschland 1957.

Au départ trois Ferrari avec les ‘immenses’ pilotes: Luigi Musso, Mike Hawthorn (qui sera champion du monde 1958) et Peter Collins (qui se tuera l’année suivante ici même). Pour les jeunes, disons que ce trio correspondait peu ou prou à une brochette composée des actuels Fernando Alonso, Sebastian Vettel et Lewis Hamilton! Pour leur donner la réplique, le ‘vétéran’ de 46 ans Juan Manuel Fangio sur Maserati, à cette époque déjà quadruple champion du monde. Pour vous la jouer Hitchcock jusqu’au bout, je cite les paroles du manager de Fangio: Cette course transforma les spectateurs allemands, habituellement imperturbables et même sévères, en une masse hurlante que l’on aurait pu prendre pour une foule sud-américaine, à en juger par ses réactions bruyantes.

Le trois Ferrari pouvaient effectuer la totalité du Grand Prix (plus de 500 km) sans ravitailler ni changer de pneus. La Maserati de Fangio, aussi rapide, avait le handicap de devoir s’arrêter pour changer de roues et ravitailler. Pour faire une longue histoire courte, les Ferrari avaient un avantage que l’on pouvait chiffrer à une minute sur la Maserati…

Dès le 3ème tour, Fangio se portait en tête et s’assurait rapidement une avance de 28 secondes sur le trio des Ferrari. Comme malheureusement prévu, il devait s’arrêter vers la mi-course pour ravitailler et changer de pneus. Coût de l’opération: 56”.

Tandis que Collins et Hawthorne passaient sans s’arrêter,  Marcello Giambertone se pencha vers le pilote de la Maserati pour lui murmurer (murmurer… tu parles avec le raffut d’une F1 de 1957…) «Roule tranquillement pendant deux tours et tu  mets le paquet dès que Bertocchi (le chef mécanicien) t’en donnera le signal!»

Juan Manuel, en vieux renard du circuit, comprend immédiatement et s’apprête à arborer un large sourire quand le ‘Giamba’ lui serre le bras et lui commande: «Ne souris pas, prends l’air sombre, secoue la tête… tu sais bien qu’on nous regarde…» En plus d’être le meilleur pilote de cette époque, Fangio ajouta ce jour des talents de comédien en prenant un air catastrophé de circonstance… mais derrière ses lunettes à facettes ses yeux lançaient des éclairs de joie.

Au tour suivant, sa manière de jouer « au con » avec l’accélérateur et l’embrayage fit comprendre à tout le monde, même au spectateur le plus obtus, que sa Maserati donnait des signes inquiétants. Un mécanicien du stand, bien sûr tenu à l’écart de la stratégie, en fut tellement impressionné qu’il fit un geste de rage et se répandit en un flot d’imprécations italiennes que la bienséance interdit de reproduire ici.

Devant Collins et Hawthorn avaient 38”3/10 sur l’Argentin. Tavoni le mythique directeur de la Scuderia allait-il tomber dans le piège? Il y tomba… Quand les deux pilotes Ferrari de tête passèrent devant le stand, on leur montra un panneau disant à peu près ceci:

«Ralentissez… Vitesse constante… Fangio en difficulté»

Très disciplinés, les deux Anglais obéirent à cet ordre et réduisirent leur vitesse.

Rappelons que ce circuit avait une longueur de 22’810 m et qu’une fois donné un signal depuis les stands il fallait entre 9 et 10 minutes, soit un tour, pour corriger le tir! Quelques secondes après les leaders, au passage de Fangio, Bertocchi lui fit un petit geste discret dont l’argentin accusa réception d’un petit signe de la tête.

A peine hors du champ de vision du stand Ferrari, Fangio engagea la plus célèbre et spectaculaire poursuite de sa carrière. Le record tombait à chaque tour tandis que, dans un premier temps, les deux Anglais continuaient leur «promenade» assurée victorieuse. Du côté Maserati: 9 min. 25”3…9 min. 23”4… et enfin 9 min. 17”4, battant le record absolu du tour, record du reste déjà sa propriété depuis 1956. Les spectateurs devenaient fous et s’embrassaient. Les reporters radio d’égosillaient au micro, en transe. Je vous passe l’hystérie de ceux de Radio Buenos Aires…

A la fin, au stand Ferrari on comprit la ruse, on passa la consigne «Vitesse max»… mais c’était trop tard. A l’avant-dernier tour Fangio fondait sur Hawthorn et Collins et les doublait dans un virage. On ne pouvait ensuite plus rien faire contre un Fangio déchaîné, en état et grâce. Il gagna et assura sa 5ème et dernière couronne de Champion du Monde des Pilotes de Formule 1… Ce fut aussi sa 24ème victoire en Grand Prix.

images.jpeg

La fameuse photo d’Yves Debraine pour l’Année Automobile de 1957

 

Il y a toujours une solution napolitaine !

Né en 1931 l’ingénieur automobile Michael Parkes, était le concepteur de l’Hillman Imp, première voiture anglaise à moteur arrière. Il s’est tué ‘sur la route’ en 1977. Adios Mike mon ami.

Il a fait toute sa carrière en Italie, notamment en tant que pilote de Formule 1 chez Ferrari et a terminé sa carrière comme Directeur technique de la Scuderia Filipinetti que je dirigeais au plan sportif. Nous avions bureaux d’études et ateliers à Formigine, dans la banlieue de Modène, à quelques encablures de Maranello le sanctuaire de Ferrari. A chaque question, commentaire ou objection du ‘P’tit Suisse’ propre en ordre et respectueux des normes, il me disait :

 Tout problème a sa solution napolitaine !

Si une voiture ne respectait pas la norme minimum de garde au sol « l’ingeniere » attirait l’attention des commissaires sportifs en signant des autographes (Eh ! Un pilote célèbre ça peut aider !) et pendant ce temps trois mécaniciens et votre serviteur poussions le prototype au contrôle technique, profitant du manque d’attention des officiels  pour soulever tous ensemble, discrètement, la carrosserie aux passages de roues lors du test de gabarit. La voiture ne touchait pas la cale et la garde au sol était respectée !

Si un prototype était refusé à un contrôle à Monza… Bon c’est un mauvais exemple: Une voiture présentée par l’ingénieur Parkes n’était jamais refusée en Italie ! Mais c’est pourtant vrai que le prototype Ferrari 512F avait été refusé aux 24 Heures du Mans car inférieur de 35 kg au poids minimum admis pour cette catégorie. Nous avions repassé le contrôle plus tard (nous observions le tournus des changement de commissaires !) avec une voiture aux normes pondérales…

Votre serviteur avait entraîné sa tronche pessimiste pour déclarer: « Quelle merde cette voiture… jamais elle va terminer la course: elle consomme autant d’huile de que d’essence! ». Nous avions ajouté une lourde caisse à outils cachée tout au fond de l’habitacle, près des pédales, ajoutant encore une quinzaine de boîtes d’huile bien visibles réparties dans l’habitacle. Pour les non initiés, sachez qu’un prototype laisse au pilote autant de place qu’une Formule 1. Il aurait été tout simplement impossible d’entrer dans cette voiture avec la caisse à outils et les boîtes d’huile mais les ‘chefs’ étaient trop occupés à se faire photographier avec Mike Parkes et le jour de la course il n’y avait pas de contrôle. Votre directeur sportif préféré pouvait reprendre sa mine normale de bon type en pleine confiance pour la course même si cette voiture pilotée par Mike Parkes et Henri Pescarolo n’a pas terminé les 24 Heures du Mans 1971.

Autres temps, autres mœurs !

P.S. J’ai fait quelques tours du circuit de Monza dans cette voiture. Je vous raconterai l’histoire une autre fois!

Au temps des automobilistes

J’ai un blog sous le nom de akimismo.wordpress.com

Et si Facebook disparaissait?   

Le sous-titre est explicite: DES TEXTES SUR TOUT MAIS SURTOUT DES TEXTES! Ce blog est ‘tout public’ donc en lecture libre. Bienvenue à bord.

Voici un autre blog entièrement consacré à l’automobile et un peu aussi à la moto.

IMG_0783.jpgUn blog, une passion!

AU TEMPS DES AUTOMOBILISTES évoque un livre de dessins de Pierre Dumont et de photos de la belle époque de l’automobile. En son temps j’ai traduit la partie technique d’allemand en français. Voici ce livre avec deux des nombreuses fleurs de la passion qui ornent ma terrasse andalouse !

Vous avez dit passion?

 Au chapitre « A PROPOS » vous en saurez un peu plus sur moi!

Bienvenue et à bientôt!

Avez-vous consulté ma page Les mémoires d’un motocycliste?

 

Il y a sous chaque titre: « Laissez un commentaire »

Vous savez ce qui vous reste à faire non! 

En bas à droite il y a aussi un bouton bleu: Suivre Au temps des automobilistes. Actionnez le, laisser votre adresse mail qui restera confidentielle et vous recevrez un avis à chaque nouvelle publication!
Vous pouvez aussi laisser vos coordonnées dans ma page Contact. A réception je vous enverrai une invitation en bonnes et dues formes! Bienvenue au club.