Dans mon rétroviseur

Ma page rétro créée le 6 mars 2020, sous le titre Que devient mon blog,

https://wordpress.com/post/histoiresdautomobilesetdemotocyclettes.com/1626

a été mise en veilleuse, victime d’un confinement peu propice à la nostalgie et à un retour vers le passé, mais ne m’a pas empêché de continuer mon travail d’archiviste. Dont acte.

Pour ce nouveau départ je vous propose un nouveau titre :

 Dans mon rétroviseur

 Ouvrons l’Année Automobile N° 1 de 1953, l’année de sa création par Ami Guichard, onze années avant que je n’en devienne secrétaire de rédaction puis rédacteur.  Puisons dans le chapitre Les voitures de l’année, compilé par le fameux journaliste Paul Frère, ingénieur et vainqueur des 24 Heures du Mans 1960 avec Phil Hill.

 

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Cette Mercedes fut la première dans laquelle ceux de ma génération sont montés…  c’était un véhicule souvent utilisé comme taxi !

 

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General Motors nommait Chevrolet Sport celle qui devint la fameuse Corvette. Première voiture à carrosserie en matière plastique fabriquée en série. Cette C1 de 1953 avait un moteur 6 cylindres en ligne de 3.9 litres de cylindrée et 160 CV. Il y avait le choix entre une boîte manuelle et une automatique à… 2 rapports ! La corvette se fabrique toujours, le modèle C8 de 2019 est motorisé par un V8 de 6.2 litres et 495 CV. La boîte est toujours automatique et permet de passer de 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes.

 

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La Midget TA, est sortie en 1936, fabriquée sur une base Morris, par un concessionnaire de la marque, d’où son nom : MG pour Morris Garages. Il y eut ensuite la TB de 1939, la TC de 1945, la TD de 1950. En 1953, la TF illustrée ici, avait un 4 cylindres de 1250 cm3 de 58 CV  (non, je n’ai pas oublié un chiffre), 58 chevaux qui la propulsaient à 135 km/h. Tu parles d’une vitesse… mais les sensations devaient être fortes à son volant et je ne vexerai personne en rappelant qu’elle était connue à cette époque comme un vrai ‘tape cul ‘!

 

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Un grand classique sportif italien des années 50, encore fameux actuellement pour les amateurs de Tintin. On la voit dans L’affaire Tournesol, au bord du Léman, à la poursuite de criminels,  avec au volant le virtuose de la conduite sportive Arturo Benedetto Giovanni Giuseppe Pietro Arcangelo Alfredo Cartoffoli dé Milano (Sic !)

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Revenons à plus populaire et plus modeste avec cette Millecento

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Pour les Italiens, la ‘Millecento’ fut  la voiture populaire par excellence, comme la 4 CV pour les Français et la Coccinelle pour les autres !

Elle est sortie en 1932 sous le nom de ‘Balilla’ (*) puis renommée 508C en 1937 avant de réapparaître sous la fameuse appellation de Fiat 1100 au Salon de l’Auto de Genève de 1953

(*) Pour les amateurs d’histoire, le nom de Balilla est associé à une organisation fasciste italienne mais, sous la pression de Fiat, on préfère la référence à un enfant héros de 1746 : Giovanni Battista Perasso qui avait lancé une pierre à un officier d’occupation autrichien.

 

Vous, je ne sais pas… mais moi je reste admiratif des voitures américaines des années 50 – 60! Par exemple cette Buick qui évoque la démesure de voitures qui seraient incendiées par les écolos à la mode d’aujourd’hui! 5276 cm3 de cylindrée, 188 CV, boîte automatique à 2 vitesses: Low et Drive, c’est tout, le convertisseur de couple s’occupe de la gestion car il est à variation continue. Non, non les pinailleurs, rien à voir avec le ‘variomatic’ à courroie des Daffodil et des Mobilettes! Je vous parlais d’écologie, alors merci aux adeptes de cette discipline à la mode de s’abstenir de lire: le réservoir contenait 86 litres!

 

image.pngUne des premières fameuses Porsche de compétition, de 1498 cm3, 119 CV à 7000 tours, un chiffre peu courant dans les années 50. Elle atteignait 225 km/h. Elle doit bien sûr sa notoriété à un accident qui eut un retentissement mondial :

30 SEPTEMBRE 1955, 17 HEURES 46′ : JAMES DEAN EST MORT !

L’acteur de A l’Est d’Eden, La Fureur de vivre et Géant, s’est tué au volant d’un spyder Porsche 550. Il la surnomait ‘Little bastard’, donc petite salope pour la dificulté de pilotage.  Il se rendait à une course à Salinas et il est avéré que sa vitesse n’était de 55 mph ( moins de 90 km/h ) au moment de l’accident et qu’il s’est fait couper la route par une  voiture dont le conducteur a avoué ne pas l’avoir vu arriver !

Mais inutile de réécrira l’histoire, car ni les affabulations du type suicide à la manière de la Fureur de vivre, ni l’improbable excès de vitesse ne feront revivre cet immense acteur.

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Dernière photo avant le drame, en compagnie du mécanicien mis à disposition par l’importateur Porsche aux States, Klaus Wuthrich, qui s’en sortira, bien qu’handicapé pour la fin de ses jours.

 

 

 

 

 

 

24 Heures 1966 et autres anecdotes… EN DEUX MOTS ! (*)

Aux 24 Heures du Mans 1966 les deux Ford GT40 Mk II qui venaient de dépasser pour la première fois la moyenne de 200 km/h sur les deux tours d’horloge franchirent la ligne d’arrivée portière contre portière selon les ordres de l’équipe du constructeur américain qui souhaitait avoir une double-victoire au Mans. Mais comme le règlement de l’épreuve stipule que la première place revient à l’équipage et à la voiture ayant parcouru la plus grande distance durant 24 heures, la victoire fut attribuée à la voiture no 2 qui s’était qualifiée en 4e position, soit deux places plus loin que sa consœur,  un écart provenant du départ en épi estimé à 20 mètres par l’ACO. Elle avait donc parcouru une distance légèrement plus importante pendant 24 heures. Pour la petite histoire ces deux voitures étaient suivies par la troisième du classement à 12 tours… une autre Ford Mk II qui vient de se vendre chez Sotheby’s pour une ‘misère’ de 10 millions de dollars ! 

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L’image est trompeuse: la N°1 bleu et rouge est en train de se positionner à la hauteur de la 2 noire, ce qui mettra momentanément les organisateurs dans l’embarras pour désigner le vainqueur mais…

Au sujet des Ford 7 litres j’écrivais autre part il y a quelques temps que mon corps vibre encore au souvenir sonore du gros moteur V8 sur les Hunaudières à fond de 4ème On m’a interpellé sur le nombre de rapports mais vérifications faites j’avais raison… puisque les deux GT 40 Mk I dont je parlais étaient les voitures de 1965, qui avaient bel et bien des boîtes à 4 vitesses, alors beaucoup plus fiables que celles à 5 rapports encore en développement pour ‘passer’ le couple monstrueux de ces voitures. Détail qui ne les avaient pas empêché d’abandonner toutes les deux !

 

Au fait, qui se souvient encore d’avoir conduit des voitures à 4 vitesses ? Mes deux premières voitures (BMW 700, DKW Junior)  s’en accommodaient.  La suivante, une Renault 4 se contentait de 3 rapports… mais elles n’ont pas participé à la célèbre épreuve mancelle ! Et savez-vous que la Mustang 559 de Frank Bullitt (Steve McQueen) célèbre pour ‘la’ fameuse poursuite du film dans la ville de San Francisco… n’avait que 4 vitesses. Comme quoi…

Pour les amateurs (n’oubliez pas de mettre le son) :

 

(*) « EN DEUX MOTS ! » est une des pages spéciales de mon blog. Ces anecdotes vont la rejoindre !